
Structure affiliée au réseau Civam du Finistère, l'association Parades est née à l'initiative de quelques agriculteurs finistériens désireux de poursuivre les démarches entamées en groupe, lors du PDD production laitière (Plan de développement durable). Aujourd'hui, l'association, qui revendique une mission d'abord technique, comptabilise une quarantaine d'adhérents.
Des intérêts économiques
"Notre cible, c'est la promotion des systèmes autonomes et herbagers", résume d'une phrase Francis Le Baut, éleveur à Collorec et président de l'association, soulignant que les adhérents sont essentiellement en élevage laitier. "L'objectif des adhérents est de tendre vers la production la plus économe possible. Mais qui dit système herbager ne dit pas absence de maïs. Les adhérents du réseau travaillent en moyenne avec 75 % d'herbe, 15 % de maïs et le reste en céréales ou autres cultures".
Parades estime en effet "qu'aller vers un système pâturant conduit, par cascade, à réduire les charges de structure. Il faut moins de matériel de distribution, des bâtiments plus simples, moins d'ouvrages de stockage, etc.". Et le président de citer quelques techniques qui contribuent encore à diminuer les charges : "Des éleveurs en zone sèche sèment du colza en juin ; d'autres adoptent le pâturage des betteraves ; d'autres enrubannent des légumineuses pour réduire l'apport de soja, etc.".
Pour l'association, "la conduite en système durable se caractérise par la réduction des charges et une valeur ajoutée plus importante. Les résultats économiques n'ont pas à rougir de la moyenne régionale". Et Jean-Pierre Quéré, animateur, d'expliquer : "Nos comparaisons sont basées sur une étude économique réalisée par le Rad (réseau d'agriculture durable) qui met en parallèle les données comptables de 74 fermes en systèmes herbagers économes et autonomes du Grand-Ouest avec les références du Réseau d'information comptable agricole (Rica)".
Au-delà de la dimension économique, l'association, qui s'inscrit dans une démarche de développement durable, défend également "une agriculture socialement équitable et écologiquement saine". Et le président d'expliquer : "L'impact positif sur l'environnement est lié au fort pourcentage de prairies longue durée qui causent moins d'érosion, demandent moins d'apports de pesticides et d'engrais minéraux".
D. Le Du
Légende : Parades plébiscite "les systèmes "pâturants" qui, affirme l'association, "sont économiquement et environnementalement intéressants".