
L'objectif de l'Estival de la viande est de valoriser les "animaux de qualité" produits par les éleveurs. La 4e édition n'a pas dérogé à la règle. Sur les 109 animaux présentés, dont une forte proportion de Blonds d'Aquitaine, 102 ont été vendus au prix moyen de 1 635 euros. Avec un record pour une vache Blonde, vendue 2 960 euros.
Les génisses se sont vendues – à 1 euro près – au même prix qu'en 2006 : 1 604 euros pour 683 kg. Les meilleurs modèles sont partis entre 2,50 et 3,06 euros/kg vif. En vaches, la qualité des animaux présentés a permis d'établir la moyenne à 1 707 euros pour 764 kg de moyenne.
Reflet de la demande
Pour les responsables du Mol, Yves Carfantan, directeur, Pierrick Corlay, président, "les prix pratiqués actuellement en viande bovine sont le reflet de la demande, influencée par la concurrence entre viandes". Ils ajoutent : "Ce type de manifestation est révélateur du commerce".
Pour le Mol, l'Estival est aussi l'occasion de dresser le bilan de 4 années d'activité. "Aujourd'hui, le marché veau de Bourg-Blanc est le premier marché veau du Mol", détaille le président, précisant que le marché de Saint-Mayeux dans les Côtes d'Armor ne reçoit pas le même enthousiasme de la part des éleveurs. "Il faut reconnaître que, pour l'instant, la mayonnaise a du mal à prendre".
Sur un plan plus global, 40 000 bovins transitent chaque année sur les différentes places de marché du groupe. "Preuve que les éleveurs y trouvent leur compte", dit Y. Carfantan, parlant "d'intérêt net de 20-30 euros/gros bovin pour les éleveurs". En 2006, le chiffre d'affaires du Mol s'est établi à 29 millions d'euros, avec un résultat légèrement positif (71 000 euros).
D. Le Du
Légende photo : Plus d'une centaine de bovins de qualité ont été vendus au dernier Estival de la viande organisé le 29 août.