Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 22 | Article n°7575 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 01 juin 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Côtes d'Armor (22)
FDSEA / Rentrée syndicale morose - Météo et prix de l’aliment plombent le moral
 
Les caprices de la météo n’en finissent pas de saper le moral agricole. Sur certaines zones, après une moisson catastrophique, les récoltes de maïs destinées à l’alimentation des troupeaux bovins s’annoncent tout aussi calamiteuses. « On va manquer de fourrages en quantité et en qualité », explique Hervé Moël, vice-président de la FDSEA et responsable lait. Le syndicat a déjà alerté l’administration et une demande de mise en œuvre de la procédure de reconnaissance de calamités est en cours.
Pour de nombreux éleveurs, il s’agit dans l’immédiat de prévoir comment reconstituer des stocks suffisants pour couvrir les besoins. Dans ce contexte de pénurie, malgré les appels à la solidarité, les prix ont une sérieuse tendance à flamber. « Il ne faut pas céder à la panique et faire n’importe quoi », insiste Hervé  Moël. Il conseille aux éleveurs de faire d’abord leurs calculs avant d’acheter. Certes le prix du lait est à la hausse, et dans beaucoup d’exploitations il y a un important retard de production, mais il ne voit pas l’intérêt de produire à n’importe quel prix. Préconisant d’ensemencer des ray-grass à pousse rapide (là ou cela est possible) pour tenter de reconstituer les stocks. Par contre, compte tenu de ce retard global de production et de la demande, les responsables n’hésitent pas à inciter ceux qui ont la possibilité de produire de le faire hardiment.

Anticiper le versement des DPU

Autre dossier sensible, celui du prix de l’aliment du bétail, conséquence directe de la flambée du prix des céréales. Il concerne toutes les productions, mais touche plus spécifiquement les productions hors-sol. « 160 euros la tonne, il y a quelques mois, 200 euros aujourd’hui et probablement 250 euros cet hiver », constate Jean-Jacques René, responsable porc. Lorsque l’on sait que l’aliment c’est 60 % du prix de revient du produit, la facture s’alourdit très vite. « Les éleveurs ne peuvent supporter seuls les conséquences d’une telle inflation des prix ».
Les producteurs sont d’autant plus inquiets que le prix à la production stagne. «Nous avons des transformateurs et des distributeurs qui ne jouent pas le jeu », proteste Jean-Jacques René, qui réclame une meilleure répartition des marges. Comme il n’accepte pas des prix à la distribution « qui ne sont plus des promotions mais des soldes ». Il  fait ainsi référence à une opération conduite par une grande enseigne nationale. Lundi une délégation d’éleveurs s’est d’ailleurs déplacée dans un hypermarché de la région briochine pour dénoncer l’opération.
Sur le dossier épineux des bassins versants contentieux, quelques adaptations sont probables suite aux concertations effectuées tout au long de l’été. Mais sur le fond du dossier, il n’y a pas d’évolution significative pour le moment.
En conclusion, Jean-Jacques Poëzévara, président, a tenu à préciser que  dans ce contexte délicat pour de nombreuses productions le syndicat espérait obtenir comme en 2006 une anticipation du versement des DPU. « La demande a été effectuée, nous attendons la réponse ».

Pierre Dénès

Légende photo : Les responsables de la FDSEA ont fait  le point sur les dossiers chauds de la  rentrée. Au premier rang : Bertrand Donnio, Jean-Jacques Poëzévara et Hervé Moël, et au second rang : Yves-Marie Beaudet et Jean-Jacques René 


Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 24 au 31 Août 2007
Imprimer l'article Imprimer l'article



Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12829 depuis 1997)