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Tomates / Un début de saison difficile - La marge de manœuvre diminue
 
L'année 2007 ne sera pas l’année de la tomate. Les prix se maintiennent avec beaucoup de peine, la consommation tarde, les rendements baissent, sans oublier des coûts énergétiques qui flambent. La marge de manœuvre pour les serristes s'est considérablement réduite aujourd'hui.
Après un bon mois d'avril, la grimace du consommateur a déteint sur les prix. "Le prix de vente est lié à la consommation et donc au climat". Le contraste du bon début de saison avec la chute des cours en mai est saisissant. Pierre Diot, président du Groupe Solarenn a fait le calcul. "La baisse moyenne a été de l'ordre de 0,54 euro/kg, avec un prix de vente à 0,89 euro/kg, inférieur au coût de production (1 euro/kg)". Un mois de mai moyen, un mois de juin pas gai. "Juillet sera déterminant" avoue Christophe Rousse. Cette année lui rappelle 2004 où "la trésorerie de plus de 90 % des exploitations était dans le rouge". Une note optimiste ? "Les volumes sont en baisse, les prix aussi. Mais nous sommes à 60% de la campagne. Les dégâts causés par le mildiou dans les jardins familiaux vont peut-être relancer les 40% restants".

Optimiser les coûts

Pour de nombreuses entreprises, l'optimisation de la production est devenu indispensable. Exposés à des charges de chauffage instables qui augmentent, les serristes doivent optimiser leur outil en fonction des coûts énergétiques. Christophe Rousse l'a vite assimilé : "La meilleure économie, c'est le Kilowatt que l'on ne consomme pas, la structure a été aménagée dans ce sens". Les 20 000 m2 de serre du site de Nouvoitou sont aujourd'hui plus étanches. Des écrans thermiques, installés sous les toits, parachèvent l’isolation. Dans la continuité, l’isolation de la tuyauterie de la chaudière améliore son rendement.
La chaudière est alimentée par deux combustibles : le fioul lourd, "330 euros la tonne", et le gaz naturel, "plus avantageux car les prix glissent sur 6 mois. Aucune alternative n’existe pour le moment". Les températures moins rudes cet hiver ont permis d’économiser du combustible. Pas suffisamment pour compenser la hausse du prix du baril.
L’installation, commune à d'autres exploitations, associe l'économie et l'écologie en valorisant les rejets. "Le CO2 produit la nuit pour chauffer est dirigé dans la serre, ce qui a le double avantage de ne pas rejeter les gaz à l'extérieur et de permettre aux plantes de l'utiliser. Ça compense le taux inférieur de CO2 à l'intérieur de la serre la nuit".
Au niveau sanitaire, les efforts apportés permettent de cibler les traitements et de réduire les coûts.

Structurer pour peser

"Toutes les charges sont écrasées au maximum". Pour Christophe Rousse, le prix de vente actuel nécessite une réorganisation de la filière. "Le système actuel n'est pas toujours cohérent. Nous cumulons les handicaps. Une structuration de l'offre est nécessaire".

Bertrand Caro

Photo : Le manque de lumière, qui ne favorise pas la photosynthèse des plants, devrait affecter les rendements de 5 à 6% par rapport à l'année dernière. 


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Date de l'article : semaine du N° du 27 Juillet au 10 Août 2007
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Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





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