Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 35 | Article n°7526 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 25 mai 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Ille et Vilaine (35)
Maïs / Bassin versant du Meu - Deux techniques de désherbage à l'essai
 
Dans le cadre du programme du bassin versant du Meu (80 500 hectares), deux techniques de désherbage du maïs ont été testées à grande échelle : la modulation de doses et le désherbage mixte. "Ces pratiques s'inscrivent dans un effort de pratiques respectueuses de l'environnement et de reconquête de la qualité de l'eau" souligne Sophie Le Cam, animatrice des actions agricoles du Syndicat Intercommunal du Bassin Versant. "Sur un réseau de parcelles, notre effort de communication s'est ciblé sur la diminution des doses et le désherbage mécanique. La démonstration permet de s'imprégner des pratiques". Associé à la Commission Professionnelle Agricole, en collaboration avec la Chambre d’Agriculture d’Ille-et-Vilaine, le syndicat a présenté les résultats de désherbage dans les parcelles concernées.

La parcelle "essai modulation de doses" est en rotation maïs blé avec de la phacélie en culture intermédiaire. "Le choix des rotations est un facteur essentiel de la réussite du désherbage. Une monoculture de maïs entraînera une très forte intensité de mauvaises herbes" rappelle Gilbert Cossec, agronome conseiller de la Chambre d’Agriculture d’Ille-et-Vilaine et responsable du suivi des parcelles.

"Viser un stade jeune"

Le semis a eu lieu le 24 avril. Cinq désherbages en post-levée avec des produits et des doses différentes ont été réalisés au stade 3 feuilles (22 jrs après semis) sur une partie de la parcelle. Sur l'autre partie, trois modalités de désherbages ont été testées au stade maïs 4-5 feuilles, soit 30 jrs après semis. Une parcelle témoin ne reçoit aucun traitement. La température et l'hygrométrie sont relevées lors de chaque action. Le 27 juin, une note moyenne d'efficacité est appliquée pour chaque modalité de traitement, les mauvaises herbes présentes et leur stade est noté.

Cet essai a permis de rappeler les règles pour la réussite d'un désherbage : des conditions climatiques favorables (hygrométrie de plus de 60 %, températures entre 10 et 25°C, préférer un désherbage avant 10 h) et l'intervention à un stade clé. "L'intervention sur des mauvaises herbes jeunes est un facteur important de l'efficacité du désherbage. De même que le bon choix de la molécule en fonction des relevées est important. C'est tout l'intérêt de ce procédé". Le désherbage du 24 mai a été efficace au niveau de la repousse des graminées. Dans certains cas, un second désherbage n'était pas indispensable.

Le mécanique en complément du chimique

La présentation du désherbage mixte avec l'essai bineuse avait lieu sur une parcelle de l'exploitation d'Armel Burel, président de la CUMA "La breteillaise" (50 adhérents). "Je pratique le binage du maïs depuis 6 années, explique t'il. Aujourd'hui, nous sommes 10 adhérents de la CUMA à pratiquer le désherbage mixte sur maïs sur une surface totale d'environ 100 ha". Du fait des conditions météorologiques exceptionnelles, seuls 25 hectares ont pu être binés cette année.

La technique consiste à appliquer un désherbage chimique de post-levée précoce, combiné à un binage inter rang (qui remplace le deuxième traitement chimique) entre les stades 5-6 feuilles et 10 feuilles, parfois suivi d'un deuxième passage pour contrôler les relevées tardives. "Dans l’idéal, le binage réclame un temps séchant, sec et ensoleillé, comme pour le foin, à l’inverse du désherbage" précise le responsable des essais. La technique est intéressante "agronomiquement" et économiquement. "J'ai observé une baisse du coût du traitement de 80 euros en moyenne à 40-50 euros par hectare" ajoute Armel Burel.

Le matériel en bon état permet d'assurer une pulvérisation de qualité. "Le réglage et l'entretien du pulvérisateur sont primordiaux" ajoute Gilbert Cossec, tout en reconnaissant que les outils sont performants aujourd'hui. Les réglages influent sur l'application du traitement, notamment au niveau du positionnement des buses. Aucune réglementation n'oblige le contrôle des outils. "La réglementation en 2009 réussira-t'elle à préconiser le contrôle des pulvérisateurs ?".

Bertrand Caro

Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 20 au 27 Juillet 2007
Imprimer l'article Imprimer l'article



Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12829 depuis 1997)