|
Le marché du
machinisme agricole a reculé de 10 % en 2001. Les véhicules de transport
n’ont pas échappé à cette dégradation. Ainsi les bennes ont régressé de
6,1 %, les épandeurs de 13 %, les tonnes à lisier de 17 % et les plateaux
fourrages de 6 %. Seules les bétaillères ont vu leurs ventes progresser de
15%. «Pour autant, souligne Michel Chatelier, président du syndicat
national des constructeurs de véhicules agricoles (SNCVA), c’est un marché
qui reste dynamique et en constante évolution».
De plus en plus grosses ...
Ces dernières années ont vu la monocoque supplanter la remorque à
ridelles. Ce qui a eu pour effet d’entraîner le développement du plateau à
paille. «Dans beaucoup d’exploitations de polyculture élevage, la panoplie
est complète : une monocoque, un épandeur, un plateau à paille et une
bétaillère».
Le développement du marché de la bétaillère est particulièrement
important. Les raisons sont multiples : manque de main d’œuvre qui ne
permet plus de déplacer les troupeaux sur les routes en toute sécurité,
l’agrandissement des exploitations avec souvent plusieurs sites, la
maîtrise des risques sanitaires.
L’évolution des exploitations avec des surfaces plus grandes et moins de
main d’œuvre conduit aussi les fabricants adapter les véhicules en taille
et en équipements. «Les agriculteurs et leurs partenaires (Cuma et ETA)
demandent des véhicules plus grands, plus performants, pour plus de
rapidité dans l’exécution des différentes tâches». De fait les remorques
de 18 à 20 tonnes sont de plus en plus nombreuses. La moyenne se situe
entre 12 et 14 tonnes. Alors que les moins de 10 tonnes sont réservées à
des zones précises (régions de moyenne montagne).
...et mieux équipées
Mais ce n’est pas la seule évolution. La demande est aussi vers plus de
sécurité, de confort, de maîtrise du véhicule dans le travail, de respect
de l’environnement.
Michel Chatelier cite quelques exemples dans les différents types de
véhicules de transport pour répondre à la démarche agronomique ou
contribuer au respect de l’environnement :
- les pneus basses pressions s’imposent de plus en plus. (70 % des
remorques vendus chez Rolland Pencran). «Ils limitent le tassement des
sols». Le choix et la forme des pneumatiques, avec des crampons qui
dégagent bien, sont également importants pour qu’un minimum de terre ne se
retrouve sur la route en sortie de champ.
- les essieux suiveurs ou autopilotés font partie des équipements
appréciés pour éviter le ripage. «Là aussi pour le respect des sols».
- Les volets de recouvrement de remorques évitent le déversement des
produits transportés sur la chaussée : papier ou plastique pour ceux qui
travaillent pour les collectivités; maïs, herbe, déjections pour ceux qui
doivent traverser des zones de population. Ces volets peuvent être
commandés électriquement de la cabine par le chauffeur. Un équipement qui
participe au respect de l’environnement. «Dans des pays comme l’Allemagne,
certains épandeurs sont même équipés de volets à l’arrière pour cacher les
hérissons. Question d’image»,
D’autres équipements apportent plus de confort aux utilisateurs :
- Les rehausses en aluminium plus légères sont plus faciles à monter,
- Les bétaillères surbaissées facilitent le chargement des animaux. «Moins
de stress pour les animaux et pour les éleveurs»,
- Les plateaux à pailles avec 6 roues qui apportent plus de sécurité et de
confort dans les déplacements.
Il conclut : «La qualité globale au meilleur prix reste également une
priorité des acheteurs. Elle passe par la qualité des aciers, les
épaisseurs, la protection des surfaces, les finitions, et tous les
équipements (essieux, vérins, hydraulique)».
|