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Cela fait aujourd'hui 20 ans que l'atese (Appui Technique Economique Social aux Exploitants) joue son rôle d'expert auprès de la CDOA, obtenant sa reconnaissance, tant auprès des agriculteurs que des créanciers, et aussi des milieux judiciaires. "Malheureusement, cela signifie qu'il y a encore des situations difficiles" souligne Jean Liger, le président de l'atese.
En 2006, 119 dossiers ont été instruits en comité technique atese contre 154 l'année précédente, confirmant la tendance d'infléchissement du second semestre 2005. L'amélioration de la conjoncture dans certaines productions (porcs et viandes bovines) peut expliquer en partie cette situation plus favorable. À l'inverse, il semble cependant qu'il se dégage une reprise de l'activité en 2007, notamment dans les secteurs de la volaille (la part de dossier augmente déjà de 10 points en 2006 par rapport à 2005) et du veau de boucherie, touchés par les crises récentes. Le nombre de situation "redressables" reste majoritaire, mais demeure inférieur à 50 %. Le nombre d'exploitations individuelles en difficulté reste prépondérant (3/4 de l'échantillon). À noter le vieillissement des exploitants : la classe d'âge des 50 à 60 est la plus représentée.
Démarrage d'un suiviLe nombre de dossiers laitiers demeure majoritaire (60 %). Les exploitations dont le quota est inférieur à 100 000 L augmentent fortement. On observe à l'inverse une baisse relative des exploitations de plus de 200 000 L. Le suivi global mis en place dans les exploitations jugées "redressables" à confirmer son utilité. Le nombre de dossier a été de 15 en 2006. L'adhésion de l'exploitant est essentielle et sa capacité de réaction est un facteur important de réussite du suivi.
La forte réduction des crédits d'état se poursuit. Divisés par quatre en trois ans, ils atteignent 52 000 euros en 2006. Selon Pierre Bessin de la DDAF, "l'année 2007 risque d'être difficile". Cependant, le dispositif d'aide aux exploitations en difficulté et l'aide à la reconversion professionnelle ont été enfin reconnus par Bruxelles. Une bonne nouvelle pour la pérennité des aides.
Bertrand Caro
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