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Remplaçant le Cergiv, le groupe CER France Ille-et-Vilaine, association de gestion et de comptabilité, tenait sa première assemblée générale, le 29 juin à Mordelles. Le groupe compte près de 390 collaborateurs qui proposent leurs compétences (conseils, gestion, expertise comptable) à plus de 7 300 adhérents : des agriculteurs (67% de part de marché sur l'Ille-et-Vilaine) et des artisans, commerçants et services (9% de part de marché). Côté agriculture, l'exploitation moyenne adhérente au CER France Ille-et-Vilaine compte, en 2006, 58 ha, soit une progression de 11 ha depuis 1996. Sur la même période, le nombre moyen d'actifs par exploitation a légèrement progressé (de 1,89 à 1,93 UTH), alors que les UTH familiales (UTHF) restent stables à 1,63. Plus de la moitié des exploitations est aujourd'hui sous forme sociétaire : 19% de Gaec, 33% d'EARL.
Des capitaux plus lourdsLes responsables du CER 35 chiffrent sur 10 ans une augmentation du capital d'exploitation de 29%, alors que le produit total ne progresse que de 20%. Par ailleurs, l'année 2006 confirme un endettement des exploitations désormais stable autour de 55% - il n'était que de 50% en 1996. Et 5% de l'ensemble des exploitations présentent de graves difficultés : leur endettement dépasse les 100% au bilan. Malgré des conjonctures meilleures en 2005 et 2006, le revenu moyen du travail/UTH reste limité et inférieur à 1,5 Smic net.
Représentant 30% du chiffre d'affaires total et présent dans plus de 2/3 des exploitations, le lait est la première production des adhérents du CER 35. En moyenne, une exploitation compte 1,6 UTH, 59 ha de SAU et 261 000 litres vendus, avec un nombre de vaches s'approchant de 41. "En 2006, la baisse du prix du lait s'est amplifiée, compensée par l'ADL intégrée au DPU. De fortes disparités persistent au niveau des résultats : 23 000 euros/UTHF pour les 25% meilleurs, contre 13 800 euros en moyenne".
Des écarts entre éleveursEn viande bovine, l'exploitation moyenne compte 1,1 UTH en naisseurs et 1,3 UTH en naisseurs engraisseurs. La SAU est respectivement de 55,6 et 69,4 ha et le nombre de vaches de 34,6 et 41,6. "Les résultats sont bons sur la campagne 2005-06 : 12 860 euros/UTHF en naisseurs (10 000 euros de moyenne sur 5 ans) et 18 960 euros/UTHF (16 330 euros de moyenne sur 5 ans)". Au vu du marché fébrile début 2007, des évolutions de la Pac et des accords à venir dans le cadre de l'OMC (importations d'Amérique du Sud), des incertitudes sont affichées pour 2007. La conjoncture a aussi été favorable à la production porcine en 2006, avec en plus un bon niveau de technicité. Le résultat par UTHF a atteint 48 800 euros (20 700 euros de moyenne sur 5 ans). Mais les cours en très forte hausse des céréales inquiètent la filière. En production avicole, les indicateurs s'améliorent pour 2007. "En poulet, la consommation et les exportations retrouveraient leur niveau de 2005, avant la crise de l'influenza aviaire. Toutefois, les écarts de revenus entre éleveurs se creusent". En légumes, la situation financière des exploitations s'améliore.
Agnès Cussonneau
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