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Nous essayons d'être avec les leaders sur les différents marchés". Le commentaire de Bruno Le Port, directeur de Clal Saint-Yvi, se vérifie dans les orientations de la coopérative. Entre autres dans le secteur des productions animales qui représentent 62 % du chiffre d'affaires de ce groupe qui rayonne sur le Sud et Centre-Finistère et Ouest Morbihan.
C'est dans ce dessein d'être avec ceux qui pèsent que la coopérative participe à la plate-forme de commercialisation de lait de consommation Orlait qui regroupe des coopératives de toute la France. "La moitié du lait de nos adhérents est vendue sous forme de lait de consommation", évalue Jean-Claude Bideau, président, qui rappelle la pole position d'Orlait sur le marché du lait de consommation. "C'est environ la moitié du lait commercialisé en France". Le directeur appuie cette orientation, estimant qu'il s'agit "d'un marché où la coopérative ne s'est pas trop mal débrouillée pour l'instant". Et d'annoncer la construction d'une unité de production de lait en bouteille plastique à Pont-Scorff. "La raison ? Il faut répondre aux besoins du marché. Sur ce créneau, une réelle demande existe en parallèle de la brique".
Pour ce qui est de l'activité fromagère, la coopérative est partenaire de Laïta pour la "brique" – "numéro 1 en marque distributeur", précise le directeur – et pour la "galette".
Diversifier les débouchésAutre activité historique de la coopérative Saint-Yvi, le légume a vu son environnement profondément modifié ces derniers temps. Après la rupture de contrat avec la Cecab qui assurait la transformation de la production des adhérents, les responsables ont dû trouver d'autres débouchés. Aujourd'hui, président et directeur affichent une certaine sérénité après avoir joué la carte de la diversité des débouchés. "Auparavant nous avions deux clients dont la Cecab qui absorbait 80 % de notre production. Aujourd'hui, nous en avons huit. Ce qui est plus sécurisant". Et B. le Port de citer Bonduelle (Rosporden) "qui fabrique du légume traiteur, la marque Materne qui occupe les marchés enfantins et gériatriques, etc. ". Sans oublier le créneau des aromatiques qui a progressé de + 15 % en 2006. "Aujourd'hui, nos 350 producteurs de légumes produisent 30 légumes différents pour un volume de 51 000 t", complète le président, confiant dans l'avenir. "D'autant qu'en quelques années, les choses se sont retournées. Aujourd'hui, les industriels cherchent de la marchandise. Ce qui ouvre de nouvelles voies à nos adhérents".
Reste que, dans le prolongement de la dynamique qui agite aujourd'hui les marchés des matières premières agricoles, "le gros enjeu pour la profession est de répercuter les hausses de prix". Cette question centrale de juste retour dans le porte-monnaie des agriculteurs était, bien entendu, au centre des débats de l'assemblée générale qui s'est tenue à Scaër, le 28 juin dernier.
Didier Le Du
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