
Le Contrôle laitier regroupe 2 635 élevages, soit 74 % des éleveurs laitiers du Finistère qui produisent 85 % de la collecte départementale. Au prorata, c'est nettement plus qu'il y a 20 ans : le taux de pénétration était alors de 40 %.
Quant au nombre de vaches contrôlées, il poursuit sa décrue (-1,5 % l'an dernier). À quota départemental quasi stable, cela signifie que la production par vache augmente. Les chiffres du Contrôle laitier le confirment : "Sur la campagne 2006-2007, on observe 300 kg de lait de plus que sur l'année précédente. Cette progression se fait avec le même niveau de concentré par kg de lait. Ce sont les fourrages et la génétique qui ont permis cette évolution", analyse André Coat, responsable technique.
Un "contrat d'actions" pour l'année
Aujourd'hui, la personnalisation du conseil est le credo du Contrôle laitier. "Quel que soit le choix d'appui-conseil, il est proposé un contrat d'actions pour l'année", expliquent les responsables.
Concrètement cela signifie que des objectifs clairs et précis sont définis pour chaque élevage et que les moyens sont mis en face pour y parvenir. Exemples d'objectifs déterminés par les éleveurs adhérents : faire son quota (gestion des réformes, alimentation, etc.) ; conforter l'optimisation du coût alimentaire ; améliorer les résultats de fécondité ; optimiser un coût de concentré en fonction d'un niveau de production ; améliorer la conduite du pâturage, etc. "Les attentes sont très variables d'un éleveur à l'autre et, à travers ce contrat, c'est bien un service à la carte que l'on rend à l'éleveur", fait observer Véronique Boyet, directrice.
Plus éloignée de la préoccupation technique immédiate des adhérents, la consolidation du projet de Contrôle laitier breton était également à l'ordre du jour de l'assemblée générale qui s'est tenue le 21 juin à Briec. Pour le président Joseph Jaouen, "il faut réussir une régionalisation de proximité". Autrement dit, le Contrôle laitier de demain ne doit pas perdre de vue ce qui a fait sa force. À savoir, comme le formule le président : "l'ancrage de terrain et le souci permanent d'avoir une organisation territoriale au service des adhérents". Sans oublier "une organisation décisionnelle qui se doit d'être réactive grâce à un conseil d'administration et une direction uniques", a conclu J. Jaouen.
D. Le Du
Légende photo : Aujourd'hui, le maïs représente un bon tiers de la ration alors qu'il y a 10 ans, il représentait 40 % de l'alimentation d'unevache laitière.