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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Lait | Article n°7453 |
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Lait / 650 000 tonnes de sous-réalisation en France - Les Bretons incités à produire plus
 
Baisse de la production et augmentation de la consommation mondiale provoquent du tirage sur le lait. "Avec 650 000 tonnes de sous-réalisation de quota pour la dernière campagne, les industries françaises manquent de matière première", explique Hervé Moël, éleveur à Bourbriac et président de la section laitière de la FDSEA des Côtes d'Armor. Dans ce contexte, le mot d'ordre de la profession agricole est : ouvrez les vannes et faites produire vos vaches.

Ce message, le syndicalisme le répète d'autant plus fort que le prix du lait à la production va augmenter. Peut-être pas assez vite au regard de certains producteurs. Mais c'est oublier le lissage des prix adopté de longue date par l'interprofession. Un lissage que d'aucuns voudraient voir voler en éclats quand la tendance est haussière et que les mêmes voudraient préserver quand les marchés laitiers peinent. "Il ne faut pas remettre en cause ces règles. L'impact sur les prix sera palpable au 2e semestre et encore plus en 2008".

13 500 L de plus pour un quota de 300 000 L

Dès aujourd'hui, l'attribution de + 0,5 % de quota au titre du quota national est acquise par les tous les producteurs et ceci sans aucune démarche. "S'ajouteront les allocations provisoires de fin de campagne (NDLR : prêts de quota) dont le plafond vient d'être relevé de 10 à 15 % au niveau national par l'Office de l'élevage", explique Hervé Moël en insistant : "En Bretagne les sous-réalisations potentielles des laiteries sont nettement inférieures à ce taux. Il est toutefois acquis que les entreprises qui auront des sous-réalisations inférieures à 4 % pourront quand même, par le biais des vases communicants, attribuer 4 % de prêt de quota à leurs producteurs".
En clair, tous les producteurs bretons devraient se voir attribuer un droit à produire supplémentaire de 4,5 % (0,5 % d'augmentation du quota national + 4 % de prêt de quota). Soit pour un quota de 300 000 L, un droit à produire supplémentaire de 13 500 L pour la campagne en cours.

Les représentants de la section laitière de la FRSEA incitent donc les éleveurs à prendre les dispositions techniques pour se préparer à produire plus. "Pour y parvenir, les éleveurs peuvent retarder certaines réformes, garder plus de génisses amouillantes, abandonner le lait entier pour les veaux, etc.", cite H. Moël. Et d'ajouter : "Il est vrai que les conditions climatiques actuelles ne sont pas très propices à la production laitière. Aussi, peut-il être intéressant de corriger l'alimentation plus tôt que prévu, voire de pousser les vaches qui, compte tenu du potentiel génétique, en ont généralement sous le pied".

Didier Le Du

Légende photo : Hervé Moël, Président de la section laitière de la FDSEA 22 :"Les éleveurs doivent dès à présent prendre les dispositions pour produire 4,5 % de plus". 


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Date de l'article : semaine du N° du 30 Juin au 6 Juillet 2007
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