
Dans une semaine, lors de l'AG du syndicat, les adhérents visiteront l'élevage de Patrick et Patricia Laudrin. Une exploitation qui associe un bon niveau génétique et une conduite alimentaire économe.
« En quelques années, j'ai diminué la surface de maïs et recherché la production à l'herbe. La consommation de concentrés a donc baissé pour atteindre 274 kilos par vache l'an dernier » déclare Patrick Laudrin. Aujourd'hui, une quinzaine d'hectares de maïs sont implantés chaque année. Les 39 hectares d'herbe sont quasiment tous accessibles aux laitières. La production est de 6300 kilos par vache à 42,3 de TB et 33,6 de TP. "Le fait de diminuer la part de maïs dans la ration m'a permis de baisser le taux de matière grasse sans trop affecter le taux protéïque. C'est d'autant plus intéressant que ma référence matière grasse n'est que de 42,7". Pour limiter les coûts de production, il n'y a ni ensilage d'herbe ni enrubannés. L'alimentation est à base d'ensilage de maïs, d'herbe pâturée et de foin. Le maïs est supprimé trois mois dans l'année. La marge brute atteint 286 euros aux 1000 litres.
Les investissements en matériel sont limités, les travaux de culture sont réalisés par ETA. "Le matériel existant concerne la fenaison et le travail autour de l'étable". Les bâtiments sont fonctionnels, la mise aux normes a été réalisée en 2003. Les cinquante laitières disposent d'une aire paillée de 320 m2 et d'une aire d'exercice devant cornadis de 4 mètres de largeur. La salle de traite en 2 x 6 date de 1996. Le maïs est distribué au couloir d'alimentation.
Toutes les génisses sont élevées. Elles vèlent en fin d'année. "Je recherche des courbes de lactation plates. Malgré un taux de réussite de plus de 60% en première insémination, certaines vaches décalent et j'ai donc des vélages toute l'année". Quelques amouillantes sont vendues chaque année en fonction des besoins de production.
Sélection sur la qualité des mamelles
L'élevage Laudrin est reconnu dans le milieu de la sélection normande pour la qualité de ses animaux. "Je sélectionne essentiellement sur la qualité des mamelles et les taux. J'accepte des taureaux un peu moins laitiers s'ils sont intéressants sur ces critères". Quelques jeunes vaches sont suivies dans le cadre du schéma de sélection.
Vendredi 29 juin, les éleveurs du syndicat Normand se retrouveront lors de l'assemblée générale qui se tiendra à Moréac. Jérôme Béchu, directeur de l'Upra, définira les grands axes du schéma de sélection.
Bernard Laurent
Légende photo : Patrick Laudrin présente une fille de Nuancier x Ibanez à plus de 130 d'ISU sur ascendance. Cette jeune femelle a été transplantée. Elle a quatre filles sur l'élevage et deux fils en CIA, nés en 2007.