
L'année 2006 a été une année de forte activité, supérieure aux prévisions. 19207 journées ont été réalisées sur l'année soit une augmentation de 6% par rapport à 2005. Cette progression est constante depuis plusieurs années. En 2006, l'augmentation des remplacements pour accident ou maladie a été importante, plus de 10% d'activité. « Désormais, les femmes aussi se font remplacer lorsqu'elles ont un problème, ce qui n'était pas forcément le cas il y a quelques années » déclare Michel Le Chapelain, directeur du Seremor.
Des difficultés à recruter
Aujourd'hui, 115 salariés équivalent temps plein travaillent au Seremor. La structure innove en proposant aux jeunes des contrats d'apprentissage et de professionnalisation. L'objectif est de préparer les futurs salariés par l'alternance en acquérant un savoir faire technique et en développant les aptitudes relationnelles. Le Seremor embauche également des agriculteurs en reconversion, quelque soit leur âge, des travailleurs d'origine étrangère et aussi de plus en plus de femmes. « Actuellement, 9 femmes sont employées en tant qu'agent de remplacement. Nous espérons en attirer d'autres parce qu'elles sont compétentes et que nous avons toujours besoin de main d'oeuvre ». Les responsables se félicitent de la progression de l'ancienneté des salariés. En production porcine, les agents restent environ quatre ans au Seremor et en production laitière, l'ancienneté est d'environ trois ans.
Le nombre de journées de remplacement pour vacances augmente. Certaines demandes restent pourtant insatisfaites en raison des difficultés de recrutement. « Le marché de l'emploi est tendu dans notre secteur d'activité. Nous avons donc des difficultés à répondre à toutes les demandes notamment sur les deux mois d'été. Les agriculteurs souhaitent partir à cette période. Nos salariés ont bien souvent des enfants et posent leurs congés à cette période également». Michel Julard, président, veille à ce qu'il n'y ait pas de passe-droits. « Nous n'ouvrirons désormais les réservations qu'en début de chaque année et nous prendrons les demandes dans l'ordre d'arrivée ».
Limiter les risques par l'assurance collective
Au delà du problème de recrutement, les responsables encouragent les adhésions à l'assurance collective du Seremor pour mutualiser le coût du remplacement en cas d'accident, de maladie ou de décès. « Les exploitantes ont tout intérêt à adhérer également. Leur absence sur l'exploitation se fait lourdement ressentir en cas d'accident. Tout le monde s'accorde à dire qu'être assuré est indispensable et pourtant la personne ne l'est pas toujours alors qu'il y a surabondance de propositions pour le matériel ou les productions ».
Bernard Laurent
Légende photo : De gauche à droite: Emilie Samson, de Moréac et Liliane Lasquellec, de Questembert, agents de remplacement au Seremor, ont témoigné lors de l'assemblée générale.