
Ça bouge au Contrôle laitier. Il y a un an, l'assemblée générale avait décidé du transfert à Bretagne Contrôle laitier des activités traite et qualité du lait, caprins et ovins, comptabilité, informatique, communication. Auparavant, Bovins Croissance avait rejoint le Contrôle laitier, avec un certain succès puisque le nombre d'adhérents a progressé d'une quarantaine.
Depuis, les administrateurs ont planché sur le devenir de Bretagne Contrôle laitier. Un comité s'est penché sur les aspects marketing avec un travail sur l'harmonisation de la carte des services et sa segmentation. Un autre travaille sur les besoins et doit s'assurer des savoir-faire. Il s'agit de répondre à un appel d'offre au niveau de la région pour le contrôle de performance, tel que le prévoit la loi d'orientation. La partie contrôle de performances sera distincte (y compris dans la facturation) de l'appui technique.
"Nous sentons bien l'accélération de la restructuration des exploitations", note Christian Denoual dans son rapport d'orientation. Les chiffres parlent : en Ille-et-Vilaine, on compte 169 élevages laitiers en moins en un an (-3,8 %) suite à des départs en retraite et à des regroupements. Cependant, le nombre de vaches baisse de moins de 1 % alors que la moyenne laitière a pris 220 kg en une année. Cette tendance devrait se poursuivre.
Répondre aux besoins
La fusion des Contrôles laitiers bretons est la voie prise par leurs administrateurs pour répondre aux objectifs rappelés par le président Christian Denoual : des prestations de qualité, adaptées, au meilleur coût et toujours neutres. Il faut également des services de proximité, réactifs. "Ensuite, il faut réfléchir aux moyens qui permettent de les atteindre. Et surtout ne pas confondre objectifs et moyens". La décision n'est pas encore prise, il faut encore harmoniser les différentes pratiques notamment en matière de carte de services, de tarification ou de gestion du personnel. Aux éleveurs qui s'inquiètent des éventuelles conséquences négatives, le président est clair : "Préparer l'avenir, c'est répondre aux besoins, sans revenir sur le passé. Il faut une stratégie cohérente avec toutes les familles de l'élevage".
Joseph Langlais président du Contrôle laitier des Côtes-d'Armor s'est attaché à mettre en avant les réflexions qui doivent "aboutir à un projet partagé". Il insiste en particulier sur le lien avec le terrain, la représentation professionnelle de chaque territoire, le travail avec les partenaires (on a des compétences, mais on ne peut tout développer). "Nous voulons un projet lisible avant la formalisation juridique". La finalisation du projet de fusion devrait avoir lieu en fin d'année 2007. Les assemblées générales auront ensuite à se prononcer.
Paul Chauvin
Légende photo : De gauche à droite : Laurent Mériaux et Christian Denoual directeur et président du Contrôle laitier.