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Bovin / Les GDS du Grand-Ouest travaillent ensemble - Le sanitaire n'a pas de frontières
 
Les 14 GDS du Grand-Ouest ont pris pour habitude de se rencontrer tous les ans. Cette année, le séminaire de cette structure informelle s'est déroulé à Bénodet, en présence des présidents de la Fédération nationale et de la Fédération européenne (Fesass). Avec des thématiques sanitaires qui intéressent tous les départements. Car chacun sait, les maladies ne s'arrêtent pas aux frontières tracées par l'homme.

Parler du coût global de la santé

Le coût de la santé en élevage de bovins a été disséqué lors de ces deux journées. Le CER 29 a ainsi rappelé que sur le département du Finistère – on retrouve des chiffres similaires dans les autres départements – les frais véto (honoraires + médicaments) sont en moyenne de 75 euros/VL. Au regard de la production, cela représente 10,9 euros/1 000 l, avec 25 % des éleveurs qui sont à 8 euros/1 000 l et 25 % "moins bons" qui se situent à 14,2 euros/1 000 l.

Reste que le coût des frais véto apparaît trop restrictif pour les GDS qui préfèrent parler de coût global de la santé. "Il faut notamment tenir compte des pertes (mort d'animaux, baisse de production) et des autres manques à gagner consécutifs à la pathologie déclarée", résume Marie-Hélène Garrec, directrice du GDS 29. D'où cette incitation des éleveurs à évaluer l'impact économique d'une maladie en troupeau laitier sur le site de l'école vétérinaire de Nantes (www.vet-nantes.fr). D'où aussi cette volonté des GDS du Grand-Ouest "à travailler mieux avec les vétérinaires d'élevage".

Des actions en commun

Autre dossier abordé lors de ces deux journées : la paratuberculose. Une maladie souvent coûteuse pour les GDS – elle fait partie du trio (paratuberculose, IBR et BVD) qui absorbe 2/3 des fonds de mutualisation des GDS du Grand-Ouest – et loin d'être terrassée. "En Bretagne, une nouvelle réflexion s'engage sur le statut des élevages. Aujourd'hui, 90 % des exploitations ne sont pas suivies en paratuberculose. L'objectif est de donner un statut à chaque élevage après un premier travail sur échantillon conduit en partenariat avec l'École nationale vétérinaire". Sans oublier un travail de vulgarisation à mener, notamment sur l'hygiène, destiné à prévenir l'extension de la paratuberculose au sein des élevages.

Dans le prolongement, d'autres collaborations verront progressivement le jour sur le Grand-Ouest qui "veut davantage échanger et travailler ensemble". Avec des dossiers déjà ouverts comme celui de la Fièvre Q qui fait l'objet d'une réflexion commune. "Il y a également tout le volet communication sur lequel les GDS du Grand-Ouest travaillent ensemble", explique M.H. Garrec qui souligne notamment la présentation d'un logo commun dévoilé la semaine dernière à Bénodet et qui vient d'être adopté à l'échelon national.

Didier Le Du

Légende photo : Quatre-vingts présidents, membres du bureau et directeurs des 14 GDS du Grand-Ouest se sont retrouvés à Bénodet pour le séminaire annuel consacré aux questions sanitaires.  


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Date de l'article : semaine du N° du 23 au 29 Juin 2007
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