
L'année 2006 aura été riche pour le Centre d'insémination animale d'Ille-et-Vilaine. L'ensemble des activités a été regroupé avec celles de la coopérative de Plounévézel au sein de l'Urceo. La nouvelle organisation se traduit, pour les éleveurs, par une absence d'augmentation des tarifs d'insémination (classe A et M).
En revanche, le projet de rapprochement entre l'Urceo et Génoé avec Amélis a été abandonné. "Nos partenaires normands avaient des points de vue très différents des nôtres sur les axes stratégiques", a expliqué le président Jean-Claude Neveu lors de l'assemblée générale à Mordelles. Dans le même temps, les liens avec Génoé, l'UALC et Midatest se sont resserrés, "afin de proposer une gamme étendue de taureaux améliorateurs et également de vendre ensemble nos produits génétiques". L'Urceo a demandé à adhérer aux programmes de testage dans les races Limousine et Blonde d'Aquitaine.
Un nouveau contexte
Bonne nouvelle au niveau de l'exportation des semences et des génisses qui a progressé. Elle est essentielle dans l'équilibre financier dans un contexte de régression des cheptels. Le CIA met en avant les aléas de cette activité avec les problèmes sanitaires qui ouvrent ou ferment des marchés. Celui des génisses est porteur, a priori pour longtemps.
Tournant qualifié de "rupture" par le président en ce qui concerne l'insémination. Le monopole de zone disparaît au profit d'un marché ouvert à la concurrence, mais avec des règles (sanitaires, bonnes pratiques, traçabilité). La production de semences entre complètement dans le domaine de la libre entreprise. L'évolution est de taille, mais l'Urceo la considère comme une opportunité. Les éleveurs peuvent être rassurés par la mise en place de l'interprofession génétique (France Génétique Élevage), elle va leur permettre de conserver la main sur les orientations à donner à la génétique.
Paul Chauvin
Légende photo : Thomas Krychowski directeur de l'Urceo et Jean-Claude Neveu, président du CIA 35.