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Finistère (29)
Bovin / CIA de Plounévézel-Urcéo - S'adapter à l'ouverture du marché
 
Alors que le nombre d'inséminations continue de baisser, l'Urcéo a décidé de ne pas augmenter ses tarifs pour la campagne en cours. Une bonne nouvelle pour les éleveurs. "Une décision politique pour la coopérative", comme l'a évoqué Jean-Pierre Le Duigou, trésorier du CIA de Plounévézel.

Au-delà du symbole de ce geste, cette décision marque la volonté du CIA de s'adapter à l'évolution d'un marché de l'insémination caractérisé par une érosion du nombre de vaches laitières, doublée de la récente ouverture de l'IA bovine à la concurrence. "La réforme de la branche de l'insémination qui nous fait passer d'un marché protégé (monopole de zone) à un marché ouvert à la concurrence constitue une fracture dans notre métier. Mais elle constitue aussi l'opportunité de relever le défi du marché", a résumé Jean-Pierre Mourocq, président de l'Urcéo.

Partager les investissements et diversifier

Dans ce nouveau contexte, les alliances scellées avec les autres CIA français sont de bon augure. Elles permettent de diluer les charges inhérentes à la sélection des taureaux tout en élargissant la gamme de reproducteurs. C'est le cas notamment en race Prim'Holstein où, en 2006, l'Urcéo a testé 257 taureaux avec Génoé et Midatest. "Il s'agit d'un des 5 programmes les plus importants au monde", se félicite Thomas Krychowski, directeur général, en insistant sur la volonté de la coopérative de participer aux programmes de sélection dans toutes les races représentatives sur la zone. "C'est dans ce sens que nous avons souhaité participer aux programmes en Blonde d'Aquitaine et Limousin".

À l'autre bout de la chaîne, il y a la vente de la génétique. Premièrement au travers de l'insémination chez les adhérents (428 000 IAP). La commercialisation de doses à l'extérieur de la zone de la coopérative contribue également à amortir le travail de sélection (testage des taureaux) engagé par la coopérative. "300 000 doses bovines ont été vendues lors du dernier exercice", chiffre le directeur qui ne manque pas de souligner la contribution financière de la vente d'embryons (600) et de femelles laitières (5 200) au travers de la filiale Génis'Bretagne. Sans oublier les synchronisations des chaleurs (9 000),  les échographies qui, si elles ont tendance à diminuer en production porcine, progressent en bovin : "Aujourd'hui, plus d'une vache inséminée sur 3 est échographiée".

Si en 23 ans de quotas et d'amélioration de productivité, les vaches allaitantes n'ont que partiellement remplacé les laitières éliminées, l'insémination en viande bovine s'avance comme une opportunité pour compenser la baisse d'activité enregistrée dans la mise en place de doses. Mais avec 13 000 inséminations premières réalisées, cela ne représente toutefois que 10 % des femelles allaitantes de la zone qui sont inséminées. Un important travail reste donc à faire.

Didier Le Du

Légende photo : En Prim'holstein, les éleveurs ont utilisés 1 029 taureaux différents, mais 16 représentaient 59 % des inséminations. 


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Date de l'article : semaine du N° du 9 au 15 Juin 2007
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