
Le projet régional de fusion des contrôles laitiers s'inscrit dans le prolongement de la création de Bretagne Contrôle laitier qui a vu un certain nombre de services et d'actions se régionaliser au cours des deux dernières années.
"Dans l'immédiat, la réflexion se poursuit", précise Christian Denoual, président de Bretagne Contrôle laitier qui intervenait lors de l'assemblée du Contrôle laitier des Côtes d'Armor, mardi à Ploufragan. Si le projet a été acté à une large majorité des administrateurs des 4 structures lors d'un séminaire au printemps, il reste encore un certain nombre de points à régler. "Il s'agit d'aboutir dans quelques mois, probablement vers la fin 2007, à la formalisation juridique du projet et à la mise en œuvre du dispositif de gestion des transitions sociales". Le travail s'effectue au sein des 4 conseils d'administration. "Une enquête à été effectuée auprès de l'ensemble des administrateurs et un nouveau séminaire doit se tenir dans chaque département".
Un millier de salariés
La fusion semble donc désormais acquise dans des délais assez brefs. "Il convient néanmoins de bâtir un projet relativement complexe qui doit intégrer les règles de fonctionnement du futur conseil d'administration, la représentation territoriale professionnelle, le management d'une structure après fusion qui comptera un millier de salariés, la relation avec les adhérents et les offres de services".
Un point semble aujourd'hui rester un axe majeur de la réflexion. Joseph Langlais, le président du Contrôle laitier costarmoricain l'a rappelé, la proximité avec les adhérents. Ceux-ci expriment des demandes de plus en plus individualisées. C'est d'ailleurs ce qui a conduit le syndicat à développer son offre de services, au-delà du contrôle de performances. La palette est très large autour du conseil en élevage avec de nouveaux outils informatiques, la gestion de l'alimentation, les plans de fumures et les cahiers de fertilisation, les conseils phytosanitaires, la cartographie, le diagnostic système, la conditionnalité, les groupes Atout lait… Des éléments de conseils qui vont peser d'autant plus que sur les 3250 adhérents du Contrôle laitier, 604 se situent sur les BV contentieux.
Les analyses aux laboratoires interprofessionnels
Cette réflexion se poursuivant, des évolutions sont d'ores et déjà engagées. Ainsi les Contrôles laitiers du Finistère, du Morbihan et des Côtes d'Armor qui disposaient d'un laboratoire d'analyses ont décidé de confier, à partir de fin 2007/début 2008, l'ensemble de leurs analyses au laboratoire de l'Urcil à Carhaix. Elle devrait notamment permettre quel-ques économies pour les éleveurs, notamment au niveau de la cotisation interprofessionnelle qui devrait être réajustée.
Pierre Dénès
Légende photo : Yves Droumaguet, président du GIE, Joseph Langlais, président du contrôle laitier 22, Christophe Lambert, directeur