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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Volailles | Article n°7390 |
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Volailles / Dans un contexte difficile - La consommation en hausse redonne de l'espoir
 
Les entreprises françaises ont perdu 3,4% de chiffre d'affaires par rapport à l'année précédente ce qui, en pourcentage, est supérieur à la baisse du tonnage de viande traitée. La rentabilité est donc en diminution et les résultats sont globalement faibles. La production nationale est en baisse depuis 1998. Les exportations de volailles, tous produits confondus, ont diminué de 16% sur 2006 et les importations, essentiellement de produits élaborés, ont augmenté de 1,8%.

S'approprier le marché national

Pour André Le Peule, directeur de la fédération des industries avicoles, les raisons d'espérer existent néanmoins. "La consommation est en hausse. Les données fondamentales sont toujours favorables, la volaille est une viande diététique avec de la saveur. Les efforts réalisés dans l'innovation et le développement de produits élaborés doivent porter leurs fruits". Il y a, selon lui, des opportunités à saisir. "Le consommateur est confiant dans la qualité de la volaille française. L'image qu'il a du producteur est bonne. De plus, il n'y a pas d'effet générationnel, les jeunes consomment autant que les anciens. Enfin, le poulet rôti reste toujours la star du repas dominical". Il faut donc communiquer tous azimuts et tracer les produits pour exploiter au maximum le marché national. "L'an dernier, un communicant comme Jean Pierre Coffe nous a fait beaucoup de bien". L'identification visuelle des produits par le logo "volaille française" est efficace.

Allemagne et Pologne : production et exportations en hausse

Au niveau européen, d'autres pays s'en sortent beaucoup mieux. "Le développement de la Pologne est important. C'est un pays agricole dynamique qui bénéficie des aides européennes comme l'Espagne il y a quelques années. La bonne santé de la filière allemande est, quant à elle, essentiellement due à la faiblesse du coût de la main d'œuvre". Le consommateur Allemand est également, selon André Le Peule, très motivé à l'idée de consommer des produits du pays. Globalement, la consommation européenne est en légère hausse mais l'Union devra absorber le quota d'importation à droits réduits fixé à 619000 tonnes de viandes salées et de préparations.

Au niveau mondial, les USA et le Brésil poursuivent leur progression en terme de production tout comme la Russie et la Thaïlande. La dynamique de la consommation est à la hausse partout dans le monde notamment dans les pays en développement. Ils rattrapent progressivement le niveau de consommation par habitant grâce à l'augmentation générale de leur PIB. "Il faudra nous imposer à l'export sur certains de ces débouchés". Le marché des aliments est, quant à lui, sous tension dans tous les pays en raison de l'augmentation du prix des céréales. Les biocarburants et les accidents climatiques notamment en Australie ont entraîné une baisse des stocks mondiaux.

Bernard Laurent

Légende photo : Jean Dano, président, Hervé Talec, directeur et Jean Marc Le Franc, responsable activité avicole lors de l'assemblée générale de Sodiva 

 


 

Plan de relance chez Sodiva-Coopagri
Objectif : +10 à 15% de production dans l'année

Les dernières crises ont découragé beaucoup d'éleveurs. Démotivation, cessations d'activité et manque d'attractivité pour des jeunes, peu soutenus par les banques, ont mis à mal la production. Aujourd'hui, dans un contexte plus favorable, certains industriels n'ont pas suffisamment de volailles pour fournir leurs clients. C'est notamment le cas de Ronsard à Bignan (56) qui vient d'investir dans des unités de découpe de dindes et de production de produits élaborés. "Il nous manque 20% de dindes toutes les semaines. Les bâtiments d'élevage ne se remplissent pas assez vite" a déploré Gilles Le Dréan, directeur des abattoirs Ronsard. En réponse à l'amélioration du marché, Sodiva souhaite relancer la production. Hervé Talec, directeur des productions animales à Sodiva Coopagri, lance un défi: "Serons-nous capables de produire le minerai pour faire face à ce marché?".
Des aides à l'achat et à la rénovation de poulaillers
Les vides sanitaires ont été raccourcis et sont proches des normes depuis le début de l'année. Néanmoins, pour les dirigeants, un plan de relance de la production est inévitable. "Ce plan de relance vise à soutenir les projets d'achat ou de rénovation des bâtiments existants. Il est effectif immédiatement. Notre objectif est d'accroître la production de 10 à 15% dans l'année qui vient". Pour l'achat ou la rénovation, les prêts seront accordés sur 5 ans à un taux bonifié à 3% à hauteur de 20 euros par m2 pour l'achat et de 15 euros par m2 pour la rénovation. Ces prêts seront respectivement plafonnés à 50000 euros et à 40000 euros pour l'achat et la rénovation. Des garanties concernant le remplissage seront données aux éleveurs. "Nous espérons une réaction rapide des producteurs intéressés. Dans le cas contraire, les industriels iront chercher de la volaille ailleurs" poursuit Hervé Talec. Ces interventions ont suscité quelques réactions de la part d'éleveurs présents dans la salle. Ils se sont montrés sceptiques quant à la réussite de ce plan compte tenu du manque de confiance né des dernières crises.



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Date de l'article : semaine du N° du 9 au 15 Juin 2007
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Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





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