Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 56 | Article n°7379 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 25 mai 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Morbihan (56)
Porte ouverte / Maraîchage bio à Kerplouz : Une formation spécifique reconnue
 
Nous sommes, depuis cette année, habilités à former des jeunes en maraîchage bio" déclare Gérard Messé, coordinateur de formations à la Chambre d'agriculture. Les formations spécifiques en agrobiologie ont, en effet, été reconnues officiellement. Le BPREA en maraîchage bio permet aux stagiaires d'acquérir de la pratique tout en suivant des modules de formation théoriques qui donnent droit aux aides à l'installation. "Les stagiaires ont 13 semaines de pratique en atelier pédagogique sur le centre expérimental de Kerplouz ou chez des maraîchers du secteur".

Tutorat et parcours personnalisés

Le tutorat par des agriculteurs a été souhaité et développé pour confronter les jeunes avec la réalité du terrain. "Nous recevons des stagiaires motivés qui ont envie d'apprendre le métier car ils ont souvent le souhait de s'installer" déclare Odile Penneau, maraîchère à Bubry. Cette particularité relève des modalités pédagogiques du centre.  La formation à la pratique et l'accompagnement par rapport au projet professionnel ont pour but de préparer les jeunes à leur futur métier. La formation à distance,  possible dans toutes les filières proposées par la Chambre, maraîchères et animales, permet de développer leur autonomie.
Le parcours peut également être personnalisé. "Dès janvier 2008, les stagiaires pourront entrer dans les formations au moment qui leur conviendra le mieux" poursuit Gérard Messé.  Il s'agira donc d'un parcours à la carte défini après positionnement. "Ceci est possible en raison du fait que l'on a développé les outils permettant de se former à distance ou en autonomie".
Le Groupement d'agriculteurs biologiques se réjouit du succès des formations BEPA et BPREA maraîchage bio. "Beaucoup de jeunes sont intéressés et il y a encore de la place en tant que producteur. Il y a une forte demande de légumes et la vente directe permet d'écouler facilement les produits" relate Evelyne Le Normand, maraîchère à Sulniac. 40 maraîchers travaillent actuellement en agrobiologie dans le département sur 85 hectares. Pour  les deux prochaines années, une dizaine d'installations sont prévues selon le Gab. "Le problème principal n'est ni de vendre ni de produire, c'est de trouver du foncier" poursuit Evelyne.

Si la vente directe permet toujours d'écouler la production, Sylvie Burel, conseillère en diversification à la Chambre d'agriculture, préconise de multiplier les réseaux de vente. "Les projets de vente directe de légumes sont économiquement rentables, mais ramenés au temps de travail, ce n'est plus aussi évident". Elle encourage donc d'autres initiatives. Les contacts avec des comités d'entreprises, les ventes aux heures de sortie des bureaux dans les grandes sociétés ou encore la vente sur internet sont plus économes en temps. La mise en commun des réseaux de vente permet, aussi, selon elle, d'être plus efficace et de proposer plusieurs produits en même temps au consommateur.

Bernard Laurent

Légende photo : Une démonstration de désherbage thermique au centre expérimental de Kerplouz.  


Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 2 au 8 Juin 2007
Imprimer l'article Imprimer l'article



Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12829 depuis 1997)