Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
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Côtes d'Armor (22)
Aux Terralies / Le Contrôle laitier fête ses 70 ans : Une adaptation permanente aux attentes
 
C'est en en mai 1937 qu'est officiellement né le syndicat de Contrôle laitier des Côtes du Nord. Le démarrage effectif de l'activité débutera en septembre sur un effectif réduit de 39 vaches pour 13 éleveurs. Suspendue en 1942, son activité reprendra en 1945.
Il faudra néanmoins les années 1960 et la loi sur l'élevage de 1966 pour assister à une véritable évolution. La loi instaure l'identification, la mise en place des schémas de sélection, le contrôle de performances, le contrôle morphologique. Parallèlement se développent tous les dispositifs de maîtrise sanitaire et de vulgarisation autour de l'alimentation, la qualité du lait. Une vingtaine d'année plus tard (1984) la production laitière a été multipliée par deux avec pourtant près de deux fois moins de producteurs.

Quota et réforme de la PAC

Au contrôle laitier cette évolution est aussi sensible. En 1984, date de référence avec l'instauration des quotas, le contrôle laitier compte 3500 adhérents et 125 500 vaches contrôlées. La production par vache a progressé de 2500 kg. En 20 ans le nombre de vaches contrôlées a été multiplié par 15 et le nombre d'adhérents par 5. Nouvelle ère entre 1984 et 1992 (1ère réforme de la PAC), c'est l'ère de l'intensification avec néanmoins une recherche d'optimisation de la conduite du troupeau. La qualité du lait continue de s'améliorer. L'informatisation est en marche permettant un accès plus rapide et plus complète aux données et le développement des logiciels de conduite de troupeau. L'agent du contrôle laitier devient de plus en plus un technicien de conseils.

Cette période voit de nouveau le nombre de producteurs fortement diminuer. En 1992, ils ne sont plus que 8600 producteurs. 3800 adhèrent au contrôle laitier, les effectifs sont stabilisés à 126 000 vaches et la moyenne par vache a de nouveau fait un bon de 1600 kg (7100 kg de moyenne).

1992 et la première réforme de la PAC font prendre conscience d'une nécessaire maîtrise des coûts de production, alors que les systèmes se diversifient. Le champ du conseil s'élargit aux rations, à la prévision de production, à l'optimisation de la valorisation de l'herbe. L'informatique rentre dans les exploitations (Alliance lait).
De plus en plus spécialisés
1996 et l'ESB, la pression environnementale rendent incontournables la transparence des pratiques. Elle se concrétise par la mise en place des chartes (CQVB-CBPE). Elles conduisent le contrôle laitier a regarder d'un peu plus près les attentes des consommateurs.

L'agriculture évoluant, les services ont aussi évolué. La mise en place de petites équipes et d'interlocuteurs spécialisés ont ainsi permis d'apporter des réponses à des attentes spécifiques dans différents domaines, soit directement liés à la production (alimentation, génétique,..), soit englobant des aspects plus larges de l'exploitation : l'agronomie, la fertilisation, l'environnement et la mise aux normes.

Plus récemment, le contrôle laitier face à la mutation des ateliers qui s'agrandissent, a aussi intégrer le dimension gestion des ressources humaines à sa réflexion. C'était le thème des assemblées de secteurs de 2007. Une démarche nouvelle qui n'occulte pas le rôle d'accompagnement technique, de contrôle des performances.

Pierre Dénès


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Date de l'article : semaine du N° du 26 Mai au 1 Juin 2007
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