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Non sans reconnaître les "améliorations des retraites des non-salariés agricoles (chefs d’exploitation, conjoints, aides familiaux)", la lettre ouverte adressée aux candidats met l'accent sur "le niveau très bas" des retraites agricoles. Une façon de rappeler aux éventuels élus qui auront à se positionner et à voter des lois concernant la protection sociale et les retraites qu'ils ne doivent pas oublier les retraités agricoles.
"En 2005, 80 % des monopensionnés non salariés agricoles (hommes et femmes) touchaient une retraite inférieure à 700 e par mois. En 2006, 85 % net du Smic net était égal à 813 e par mois. Les augmentations annuelles (1,8 % en 2005 et 2006) sont loin de compenser la perte du pouvoir d’achat des retraités", écrit Raymond Hénaff, le président de la commission, revendiquant "une retraite qui permette de vivre dignement".
En prolongement, la commission des anciens de l'UDSEA demande :
- Un plan de revalorisation des retraites : 85 % du Smic net pour tous les retraités à carrière complète et, à plus long terme, la retraite égale au Smic comme les retraités des autres secteurs d’activité.
- La réduction des inégalités homme- femme par :
* L’extension de la retraite complémentaire obligatoire (RCO) et de sa réversion pour les retraités non salariés agricoles,
* Le bénéfice de la carrière complète de leur conjoint pour le calcul de la RCO au profit des veuves qui ont repris l’exploitation après le décès de leur conjoint,
* La réforme de la bonification pour enfant (10 % pour 3 enfants et plus) en supprimant le pourcentage au profit de la forfaitisation,
* L’exclusion des avantages accordés aux mères de famille pour le calcul de la réversion,
* La suppression des pénalisations sur la revalorisation des carrières incomplètes,
* Pour les conjoints de chefs d’exploitation (en quasi-totalité des femmes), retraités depuis 2002, une demande que les points acquis par cotisation comme conjoint collaborateur lui soient attribués au-delà de la revalorisation faite sur la base du minimum vieillesse II.
- Que la perte d’autonomie et la grande dépendance soient considérées comme un nouveau risque entrant dans la logique de la protection sociale au même titre que la maladie.
- Un financement des syndicats basé sur le pourcentage des voix obtenu aux élections Chambre d’agriculture.
Au-delà de simples promesses électorales, la commission des anciens veut des réponses précises, tant au niveau du calendrier de mise en œuvre que des moyens financiers déployés. Et d'interroger les candidats sur les mesures qu'ils comptent également défendre, "au-delà de ce qui existe déjà, pour améliorer les conditions de vie des retraités en milieu rural, pour éviter l’isolement et préserver leur autonomie le plus longtemps possible, pour assurer un équipement médical de proximité en milieu rural".
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