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Était-il opportun pour Bovins Croissance, chargé du contrôle de performances bovins viande et génisses, de se rapprocher du Contrôle laitier ou plutôt de régionaliser les services ? La première solution a été retenue en Ille-et-Vilaine. René Collin le président et les administrateurs se disent convaincus "d'avoir fait le bon choix et de l'avoir fait en temps et en heure".
Une année de fonctionnement, avec une direction commune et le déplacement du personnel à Pacé, s'est traduite par une économie de charges de 36000 euros, certes pas toutes imputables au regroupement. "On profite de l'appui du Contrôle laitier", indique Philippe Denieul le trésorier. La structure dégage néanmoins un excédent pour 2006, malgré la disparition d'une subvention du Conseil général et un effort sur la cotisation "élevage" pour les adhérents communs avec le Contrôle laitier.
La synergie entre les deux organismes semble bien fonctionner sur le terrain : Bovins croissance a enregistré 25 nouveaux adhérents en 2006 auxquels se rajoute 22 autres cette année. La progression se fait surtout chez les éleveurs laitiers. Ils représentent 54 % des adhérents. Un chiffre suffit à cerner l'intérêt d'un suivi des génisses : il y a, en moyenne, 1,5 mois d'écart d'âge au vêlage entre les adhérents du Contrôle laitier et ceux qui sont suivis par Bovins Croissance. Un gain qui peut être estimé à 45 euros.
Des marges de progression
Fait nouveau en 2006, l'activité "jeunes bovins", qui connaissait un déclin régulier depuis plusieurs années, s'est redressée avec 1841 animaux contrôlés, soit 70 de plus.
Augmentation aussi dans le secteur des vaches allaitantes : compte tenu des progressions des effectifs départementaux, Bovins Croissance estime que son taux de pénétration (22,6 % des vaches) a gagné 2 points. Ce sont les éleveurs Limousins et Blonds qui sont les mieux représentés (autour de 30 %) loin devant les Charolais (14 %). D'autre part, plus le troupeau est important, plus l'adhésion est forte. Mais au final, il n'y a que 5 % des élevages allaitants qui pratiquent le contrôle de croissance. "On doit pouvoir augmenter la pénétration, estime Christian Denoual président du Contrôle laitier. Y compris chez les laitiers qui font de la viande". Et pour cela, il faut mettre en évidence des données simples comme le poids à 210 jours où des écarts de 50 kg voire beaucoup plus sont observés.
"Un des défis de Bovins Croissance est de continuer à accompagner les éleveurs vers la recherche de la performance technique et économique", souligne le président. Ce que Jean-Luc Fossé pour l'EDE traduit par : "Apporter des services utiles aux éleveurs est la première question à se poser pour un organisme". Bovins Croissance y répond dans son domaine.
Paul Chauvin
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