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Constitué à l'initiative des Jeunes Agriculteurs, de l'Adasea, de la Chambre d'agriculture, de la FDSEA et de la MSA, le Comité départemental à l'installation (CDI) a "pour objet d'organiser et de coordonner la politique à l'installation dans le département, d'animer et de valider les actions en faveur de l'installation", a rappelé le président, Cédric Petton. Et d'ajouter : "Le CDI a également pour mission de promouvoir les orientations de la profession sur l'installation et la création d'entreprises en agriculture par la diffusion d'information".
Bref, le CDI affiche clairement des objectifs politiques, alors que la commission installation de la Chambre d'agriculture revendique une mission plus technique, même si cette dernière n'exclut pas d'afficher sa vision politique de l'installation.
Favoriser la transmission
La première réunion d'étape a permis aux participants de prendre connaissance des travaux réalisés. Avec ce préalable : la définition de l'installation qui doit être "durable d'un point de vue économique, social, environnemental, quels que soient les modes de production et de commercialisation des produits choisis".
La transmission des exploitations fait partie des gros dossiers que doit gérer la profession. La part revenant à l'agrandissement au détriment des installations ayant un lien évident avec le coût des reprises et les capacités financières des repreneurs. "Il faut de plus en plus de capitaux", reconnaît C. Petton, indiquant qu'une étude conduite par la Chambre d'agriculture démarre actuellement sur le sujet. "Les résultats devraient être disponibles courant juillet".
Pour l'heure, le CDI réfléchit à d'autres leviers susceptibles de dynamiser l'installation : repérage actif des exploitations sur le terrain et mise en relation jeunes-cédants, avantages aux cédants, mutualisation des répertoires d'installation avec les coopératives et les groupements qui ont leur propre fichier, fiscalité, etc.
Pas de négociation avec la compétence
Avec 102 installations aidées l'an dernier, les responsables du CDI sont conscients qu'il faut également ouvrir les horizons. "Le renouvellement des actifs agricoles passe par l'ouverture au métier à des porteurs de projet ayant des profils, des expériences et des formations variées". Pas question pour autant de négocier avec la compétence. D'où aussi ce concept de "validation des compétences (VDC)", développé par Jeunes Agriculteurs.
"Il est en effet nécessaire, non seulement de professionnaliser le métier, mais aussi de personnaliser l'accompagnement de l'installation pour s'assurer que le candidat a bien les compétences adaptées à son projet". Ce qui concrètement signifie que pour avoir accès aux aides à l'installation, le jeune devra toujours faire ce que l'on appelle dans le jargon son "parcours à l'installation". Avec une nuance, ce parcours devient nettement plus personnalisé.
D. Le Du
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