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La nouvelle équipe de la Chambre d'Agriculture, présidée par Olivier Allain, est déjà au travail. Lundi, lors de la première session de la mandature, les élus ont présenté les axes de travail dans les principaux domaines de compétences : économie, agronomie, environnement, formation, con-seils... Tout en reconnaissant qu'il faudrait encore définir des priorités. Difficile en effet d'établir un plan d'actions sans tomber dans le catalogue indigeste d'où rien ne pourrait ressortir.
Produire plus et propre
C'est donc à un vaste tour d'horizon que se sont livrés les élus à partir d'un travail effectué en commissions. Parmi les principaux enjeux, on retiendra l'accompagnement de la restructuration des productions, notamment laitière et porcine, qui s'accélère. Olivier Allain insiste sur la nécessité "de produire plus mais aussi de produire propre dans un contexte nouveau qui voit à la fois progresser la demande alimentaire et la demande énergétique".
Il ne s'agit donc pas d'opposer qualité et quantité. Une démarche qui implique néanmoins de s'ouvrir à de nouvelles thématiques dans différents domaines : maîtrise des dépenses de santé, bien-être animal, évolution des pratiques agronomiques pour respecter l'environnement tout en maintenant un potentiel de production élevé. Il veut que des techniques innovantes et qui ont fait leurs preuves soient mieux vulgarisées. "Prendre les meilleurs et montrer ce qu'ils font". Il cite les techniques de désherbinage avec des matériels performants et adaptés qui permettent de réduire les doses de produits phytosanitaires.
Talon d'Achille de la production agricole, l'emploi va aussi mobiliser beaucoup d'énergie dans les prochaines années. "Pour le maintien de la production et de l'emploi, contribuer à satisfaire aux besoins de main-d'œuvre : 540 postes sont à pourvoir sur le département par an dans les 5 ans (400 emplois de salariés et 140 installations aidées)". La tâche est importante autour des thèmes de la promotion des métiers, de la gestion des ressources humaines, de la simplification et de l'individualisation des parcours d'installation, de la mise en place de formations qualifiantes en s'intégrant dans un dispositif régional.
Ne plus gaspiller les terres
Régulièrement lors de cette présentation, les élus ont aussi rappelé leur volonté de garder la proximité avec le terrain. "Être en phase avec le terrain, contribuer à la réflexion sur le territoire", note Jean-Noël Sidaner, vice-président. Les élus veulent s'impliquer dans le travail de prospectives en relation avec les autres acteurs.
Relayé par plusieurs élus mais aussi par Jean Floc'h, président de la commission agricole du Conseil général, le problème de l'urbanisation fait débat. "On ne peut pas continuer à gaspiller de la terre agricole". Regrettant à certains endroits la multiplication de zones artisanales, le manque de documents d'urbanisme ailleurs qui aboutissent à des aberrations.
Pierre Dénès
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