Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 56 | Article n°7240 |
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Morbihan (56)
(56) CER France - Exploitations Morbihannaises : Fortes évolutions à moyen terme
 
Ca va bouger" déclarait Didier Le Texier, directeur conseil du CER France en évoquant la pyramide des âges des chefs d'exploitations du Morbihan. "En individuel, 43% des exploitants ont plus de 50 ans. 10% des sociétés ont tous leurs associés âgés de plus de 55 ans et 25% ont un associé de cette tranche d'âge". En 10 ans, la surface par UTH à progressé de 20% et le nombre de sociétés est passé de 18% à 47% du total des exploitations. "De plus en plus de sociétés sont partielles, elles ne concernent qu'un atelier" poursuit-il.
Les négociations à l'OMC sur les droits de douane, la concurrence dans l'utilisation des terres entre l'alimentaire et les bioénergies, l'urbanisation croissante ou encore le moindre soutien politique au niveau européen risquent, selon lui, d'accentuer cette évolution dans les années à venir.

En lait, la cohérence du système prime

En production laitière, les résultats sont corrects en raison de la reconstitution des stocks fourragers en 2005. De plus, "Le marché est porteur, la demande mondiale est forte, les prix du beurre et de la poudre sont à la hausse" déclarait Anne Lucie Meunier, ingénieur d'études au CER France, en précisant toutefois l'isolement de plus en plus grand de la France sur la scène européenne et l'inconnue concernant la pérennité des quotas. Dans le département, le volume de production est de 182000 litres par UTH. Le résultat courant par UTH est en progression et se situe à 15208 euros sur l'année écoulée. "Le nombre de litres par UTH est déterminant dans le résultat, la productivité et la spécialisation de la main d'œuvre est essentielle". Les différences de revenu entre éleveurs sont importantes mais "le système fourrager ne joue pas, le pourcentage de maïs n'a pas d'importance, c'est la cohérence du système qui prime".

En porc, trouver des solutions pour conserver la capacité de production

En production porcine, l'année écoulée a été marquée par des prix de vente corrects et des coûts alimentaires en baisse. Dans le département, l'exploitation moyenne compte 156 truies naisseur engraisseur sur 60 hectares et 1,95 UTH. Le résultat courant est de 46941 euros par UTH. Didier Le Texier posait toutefois le problème du maintien de la capacité de production "Beaucoup d'éleveurs sont proches de la retraite et les bâtiments ont vieilli. Ces outils seront-ils reprenables en totalité?". La question est posée. Les résultats techniques sont supérieurs dans des bâtiments récents. Pour conserver de la compétitivité et assurer le renouvellement des générations, il faudra, selon lui, trouver de nouvelles formes d'aides à l'installation et de nouveaux financements.

En volaille de chair, des disparités conséquentes entre éleveurs

En production avicole, les résultats présentés concernent une période antérieure à la crise aviaire. Le résultat courant moyen était de 12201 euros. 3ème département en production de poulets et premier en dindes, le Morbihan enregistre une baisse d'environ 10% depuis cette crise avec une réduction des mises en place. "Les résultats de marge vont du simple au double voire au triple entre éleveurs, en dindes notamment. Le résultat courant est négatif pour 17% d'entre eux. " soulignait Anne Lucie Meunier en présentant ces résultats d'avant crise. 16% des exploitants ont un EBE inférieur à 8 euros du m2, équivalant au montant moyen du remboursement des annuités et 12% ont un EBE supérieur à 24 euros. Les résultats courants s'échelonnent donc de -7000 euros à 28000 euros.

Les productions végétales ont été marquées par une hausse des prix notamment en céréales en raison de la sécheresse en Australie, de la mauvaise récolte en Ukraine et de la progression des biocarburants. Le marché sera sans doute marqué par une plus grande volatilité des cours à l'avenir selon Anne Lucie Meunier.
L'année écoulée a vu l'entrée en vigueur des droits à paiement unique. Ces primes représentent, sur une exploitation moyenne du département, 300 euros par hectare en lait, 218 euros par hectare en porc et 200 euros en aviculture.

Bernard Laurent


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Date de l'article : semaine du N° du 20 au 26 Avril 2007
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