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Lors de l'assemblée générale de la Fédération départementale des GDS (Groupements de défense sanitaire) d'Ille-et-Vilaine, le 3 avril à Pacé, le président Gilles Lavollée a rappelé tout l'intérêt de l'action collective dans le contexte sanitaire récent : la fièvre catarrhale ovine (FCO), originaire d'Afrique, qui sévit dans l'est de la France, en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne, la grippe aviaire venant de l'Asie du Sud-Est, la fièvre aphteuse de l'Inde… “Ce n'est pas un hasard si la France n'a recensé que 11 cas de FCO. C'est encore une fois la démonstration d'une organisation sanitaire bien structurée avec le fameux trépied GDS/éleveurs - Vétérinaires - Services vétérinaires”.
A l'échelle Ille-et-Vilaine, le président a souligné l'attitude offensive menée par le GDS concernant la BVD. “L'impulsion technique et financière que nous avons décidée de donner doit nous permettre d'avancer encore davantage pour protéger nos élevages indemnes”. Le but est de sécuriser les contacts de voisinage et les introductions. Profitant de la présence de Marc Gayet, président national des GDS, Gilles Lavollée a souligné la nécessité d'avancer plus vite dans l'établissement des critères du “Code des échanges”, qui permet d'établir dans la région les étiquettes "bovins non IPI".
Un autre investissement important de la part des GDS concerne la paratuberculose, pour aider à l'assainissement des cheptels infectés et la certification des élevages indemnes. La certification s'adresse particulièrement aux élevages vendeurs.
La formation des adhérents fait aussi partie des orientations fortes de la structure depuis deux ans. “Un nouveau module sur la santé du veau est proposé cette année. Avec le suivi individuel veau que nous engageons aussi, c'est une manière de tenter de réduire le chiffre vertigineux de 35 000 veaux de moins de 2 mois qui meurent chaque année en Ille-et-Vilaine”, déclare Gilles Lavollée.
Conditionnalité aides Pac
Evoquant la conditionnalité des aides Pac, le président a remarqué : “En lait ou en viande, notre responsabilité est engagée dans le cadre de nos pratiques d'élevage. Nous devons être irréprochables sur la traçabilité des traitements, le classement des ordonnances, le respect des délais d'attente, les déchets médicaments…”. En 2007, le bien-être animal fait partie des nouveaux domaines traités dans le cadre de la conditionnalité. Seront contrôlés différents points concernant l'état du bâtiment, la prévention des blessures, la santé des animaux… Sceptique, Gilles Lavollée déclare : “Il va falloir que les pouvoirs publics nous disent précisément sur quels critères techniques s'appuieront leurs contrôles pour objectiver ce qu'est un bien-être animal en élevage laitier ou allaitant”.
Agnès Cussonneau
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