Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
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Ille et Vilaine (35)
(35) Volet élevage de la loi d'orientation : L'éleveur va-t-il en retirer des bénéfices ?
 
La loi sur l'élevage de 1966 a bien fonctionné, les résultats sont au rendez-vous : progression spectaculaire des niveaux génétiques, exportation de génisses et de semences, maintien de la diversité des races, accès de tous les éleveurs au progrès génétique". Jean-Luc Fossé a tenu à le rappeler en préambule à la présentation de la nouvelle loi sur l'élevage aux membres de la Chambre d'agriculture.

Mais voilà, les pouvoirs publics veulent se désengager financièrement et l'Union européenne considère le système en place trop protecteur (secteurs géographiques définis pour les contrôles de performances, les centres d'insémination). Et en plus, l'organisation est complexe et donc non généralisable à d'autres pays. Néanmoins, la profession agricole tient à conserver la maîtrise de la génétique animale, contrairement à ce qui s'est passé pour le végétal. Elle a donc mis en place, en accord avec les pouvoirs publics, une interprofession : France génétique élevage.

Plusieurs évolutions

Qu'est-ce qui va changer ? Il est prévu un service sur tout le territoire national de distribution et de mise en place des semences de ruminants. "La question du "Qui va payer ?" n'est pas résolue sur le long terme", estime-t-on à la Chambre. Il sera, comme le contrôle de performances, soumis à appel d'offres. Pour le Contrôle laitier et Bovins Croissance, les services proposés en plus relèveront de la concurrence. Quant à l'Établissement de l'Élevage, il conservera l'identification, l'état civil. Les Upra vont devoir se transformer en Organismes de sélection. Les éleveurs souhaitant inséminer eux-mêmes devront se déclarer à l'EDE, utiliser des semences répondant à des normes sanitaires et faire remonter les informations. Par ailleurs, n'importe quel opérateur (vétérinaire…) pourra réaliser la mise en place sur le territoire. On distingue nettement production de semences et mise en place.

"En rendant tout marchand, ne va-t-on pas perdre en efficacité, en cohérence ; ce que permettait le monopole ?" s'interroge Gilles Guillomon. Que va-t-il advenir du testage dans les races à faible effectif ? Les besoins en contrôle de performances des unités de sélection risquent également d'évoluer (moins de contrôles dans l'année ?). On quitte un fonctionnement très cadré, mais efficace, pour aller vers des solutions moins rassurantes.

Paul Chauvin

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Date de l'article : semaine du N° du 13 au 19 Avril 2007
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