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Devenir chauffeur de tracteur fait rêver plus d'un jeune. La motivation est encore plus grande quand il s'agit de gros engins rutilants. Mais avant de se voir confier ce matériel, il faut se former.
Nicolas Léon, salarié d'ETA, ne le cache pas : il a toujours été "intéressé par les machines". Cette motivation l'a conduit à bifurquer vers le machinisme à l'issue de son bac Pro agricole. "J'ai entrepris un certificat spécialisation "tracteurs et machines agricoles" au Centre de Saint-Ségal, en septembre 2005", raconte-t-il, indiquant que son stage en entreprise s'est déroulé chez Jean Kerhoas, à Pleyben. Une ETA d'une dizaine de salariés où il y est depuis.
"Le contrat de professionnalisation (anciennement contrat de qualification) est un bon moyen pour le patron de préparer l'embauche. Pour le jeune, c'est un bon moyen de mettre un pied dans l'entreprise", estime cet entrepreneur de Pleyben.
D'abord acquérir les bases
Pour Nicolas Léon, la formule "16 semaines de formation au Centre" et 31 semaines de stage en entreprise est idéale pour acquérir les connaissances de base nécessaires à l'exercice du métier. "Au Centre de formation, nous apprenons à refaire des freins, des embrayages, etc. Nous acquérons également des bases de mécanique pour pouvoir se dépanner".
Yoann Lévénez partage les commentaires précédents formulés par celui qui est souvent son coéquipier dans l'entreprise. "J'ai suivi une formation initiale en travaux paysagers. Mais en fait, ce qui m'intéressait, c'étaient les machines", se souvient-t-il. D'où ce virage à 180 °, en 2002, vers le machinisme agricole. "Au début, je ne savais pas conduire un tracteur".
La motivation et le temps ont fait le reste. "Si le jeune a envie de progresser, ça ne peut que marcher", fait observer Jean Kerhoas. "La conduite est une chose. Elle s'apprend. Mais un chauffeur doit également savoir se repérer, trouver les champs facilement. J'attache également une importance au travail bien fait, sans précipitation pour éviter les bris de matériel à répétition".
"Un travail varié et responsabilisant"
Au terme de plusieurs années dans la même entreprise, les deux jeunes salariés, repérés dès les premières semaines de stage par leur patron actuel, affirment ne pas avoir perdu une once de leur motivation première. "Le travail est varié", note Yoann, insistant également sur la patience dont il faut faire preuve quand on s'attèle à la mécanique. Il ajoute : "Ici, chaque chauffeur est responsable de sa machine. Quand on nous confie de gros engins, ça nous responsabilise".
Une analyse approuvée par Nicolas qui insiste également sur les qualités d'observation que doit avoir le chauffeur. "Sur une moissonneuse-batteuse, il faut être calme, savoir discerner les bruits". Et de conclure : "Sans parler des relations avec les gens. Cet aspect compte beaucoup pour moi. En allant d'un client à l'autre, la journée est riche d'échanges".
Didier Le Du
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