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Le GDS tenait son assemblée générale sur le thème de la problématique liée à l'agrandissement ou au regroupement des troupeaux. La précipitation est souvent de mise dans les campagnes.
Plusieurs éleveurs ont témoigné de leur expérience en terme de regroupement des troupeaux. Tous s'accordent à dire qu'ils ont commis quelques erreurs en agissant dans la précipitation. Loïc Le Guidec éleveur à Baud, a connu deux expériences de ce type, d'abord en s'associant à un collègue puis en intégrant un troisième associé. "On ne prend pas les choses dans l'ordre. On réfléchi à la fusion des structures et au problème de la main d'œuvre. On réalise des simulations économiques et on s'engage" déclare t-il. "Le problème sanitaire n'a quasiment pas été envisagé". La plupart des témoignages démontrent que les bâtiments sont souvent aménagés à la hâte et parfois même après le regroupement. Aires paillées trop réduites ou locaux mal adaptés pour les veaux sont souvent responsables de sérieux problèmes sanitaires.
Avoir des exigences sur le niveau sanitaire des animaux achetés.
Chez Yvonick Guehennec de Camors, cet aspect sanitaire a tout simplement été occulté. En début de campagne après l'agrandissement, plusieurs laitières ont été achetées "un coup de fil à mon marchand et trois jours après les animaux étaient là. En septembre de la même année nous en avons acheté une nouvelle vingtaine, toujours chez le même marchand et de la même manière, pour réaliser le quota". Ces animaux achetés hors Bretagne ont apporté la néosporose et fortement dégradé le niveau sanitaire de l'élevage avec les pertes économiques inhérentes.
"L'acheteur doit avoir des exigences et le vendeur doit savoir vendre les qualités sanitaires" déclare Yves Corbel, directeur du GDS. "Quand on achète des animaux, on se doit de définir la qualité sanitaire recherchée et demander au vendeur s'il peut la fournir". Et d'insister sur cette nouvelle approche mise en œuvre chez les vendeurs les plus importants en volume, qui consiste à sécuriser les échanges d'animaux en ayant des garanties sanitaires avant la vente.
Anticiper plusieurs mois à l'avance.
Dominique Dubreuil, conseiller de gestion au CER France, considère que le temps de préparation est un facteur clé du succès de l'agrandissement des troupeaux. "Il faut anticiper deux ou trois ans à l'avance pour avoir du renouvellement. Dans les faits, on constate que le temps de réflexion n'excède pas une année". Il n'oublie pas de se remettre en question: "Nous nous focalisons sur la faisabilité économique, la réglementation, les mises aux normes ou les aspects juridiques. Nous accompagnons la réflexion sur l'optimisation de la main d'œuvre ou l'exploitation des bâtiments, mais nous oublions souvent le vivant et notamment le cheptel et son état sanitaire". Il s'agit donc d'un défi pour l'avenir dans la mesure où l'agrandissement des structures est une réalité.
L'avis de Pierre Kergoat, vétérinaire à Muzillac :
"Je pense qu'il faut réaliser un audit systématique dans les élevages concernés. Cet audit sanitaire doit être réalisé avec le vétérinaire qui suit l'élevage, le vétérinaire du GDS, qui lui, connaît les exploitations et les pathologies les plus fréquentes de la région et bien entendu les éleveurs concernés. Cet audit doit déboucher sur un protocole à suivre avant tout achat ou regroupement.
Concernant la période de regroupement, la promiscuité dans les bâtiments est favorable au développement des maladies, il est préférable d'opérer à l'extérieur quand les animaux sont à l'herbe".
Alerte à l'IBR
Thierry Le Fahler, technicien au GDS, a rappelé que 9 cheptels laitiers et 4 allaitants ont été déclarés nouvellement positifs en 2006. La contamination est probablement due à des intervenants extérieurs. Un plan de maîtrise est en cours dans ces élevages par la vaccination ou l'assainissement par réformes selon les cas. Globalement, la situation est saine dans le département car 96% des troupeaux sont indemnes. Concernant la BVD, 75 % des cantons ont plus de la moitié des cheptels reconnus indemnes contre seulement 40 % en 2001. La situation est donc en nette amélioration. Le nombre de nouveaux cas de paratuberculose est stable depuis quatre ans. 183 nouveaux cas de néosporose ont été repérés et 109 élevages sont en plan de maîtrise. Avec l'arrivée d'un deuxième vétérinaire, le GDS a fortement développé son action de formation. Ainsi, 426 éleveurs ont suivi des formations sur la santé du veau ou l'examen des bovins malades. L'offre va s'étoffer dans les mois à venir. Seul petit bémol, la communication sur les nouvelles Asda qui, selon plusieurs éleveurs présents, a été défaillante.
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