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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Article n°7173 |
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Volailles : À la section avicole de la Cam
 
Les surfaces de poulaillers exploitées par les adhérents du groupement Camcouvrent 404 000 m2. Par la voix de son président, Jo Dréano, dont c'était la dernière assemblée générale, les adhérents ont pu mesurer les difficultés de l'année 2006. La baisse de volume a surtout concerné le poulet qui a pour débouché Socavi. "Les rotations de lots ont été lourdement pénalisées passant à 30, voire 35 jours au lieu des 18 à 21 jours habituels", explique le président. De plus, l'éloignement de l'abattoir de Guerlesquin a contraint le groupement a cessé son activité de poulet export.
Jouer gagnant-gagnant
En dinde, le contexte est différent. En effet, depuis janvier 2005, la Cam a cédé ses outils d’aval (canards et dindes) au groupe LDC, avec qui elle reste liée pour 100 % des plannings dans ces deux productions. "Nous nous appuyons sur ce partenariat en essayant de jouer gagnant-gagnant", déclare Jo Dréano. Le renforcement des relations pourrait d'ailleurs s'étendre à la production de poulets.

"Dans les élevages de dindes, malgré une amélioration des performances techniques liée aux efforts au niveau des bâtiments et de la nutrition, l'année a été stressante, certains éleveurs ont baissé les bras", poursuit le président. "Les marges PA n'ont pas retrouvé leur niveau de 2001 alors que les charges opérationnelles ont continué leur progression. Comme en canard, la revalorisation des rémunérations devient impérative".

La grosse inquiétude concerne la situation du parc avicole breton. Dans le Morbihan, la surface globale a baissé de 800 000 m2 en 6 ans. C'est l'équivalent d'un tiers des surfaces. Le parc se dégrade à vue d'oeil. Peu d'éleveurs s'installent ou rénovent leur bâtiment. "L'aval doit reconsidérer ses marges, si demain il veut avoir des producteurs. Nous demandons une reconnaissance du niveau des charges et la possibilité de dégager un revenu. Nous voulons juste vivre de notre travail".
Baisse de la consommation
La demande s'adressait directement à l'invité, Gilles Huttepin, directeur amont et international de LDC. "Il y a quelques années, dans le Grand Ouest, nous étions les plus compétitifs d'Europe. C'est fini", annonce clairement Gilles Huttepin. Ce manque de compétitivité de la filière française est surtout vrai en dinde. "Il a engendré une baisse de nos débouchés à l'exportation. Plus grave, il se traduit aujourd'hui par une baisse de la consommation de dinde en France. C'est une tendance structurelle depuis 3 ans, qui va au-delà de l'épisode de l'influenza aviaire".

La dinde se trouve coincée entre une filière poulet qui a recruté de nouveaux acheteurs grâce aux efforts réalisés dans la recherche technique, l'innovation, et une forte concurrence de la filière porcine. La hausse du prix des matières premières (céréales, protéines) est un handicap supplémentaire au même titre que celle de l'énergie, des copeaux… et de beaucoup d'autres charges.
Mobilisation
"On s'en sortira ensemble. Sans les éleveurs, on ne peut rien faire", poursuit le directeur. "Il faut regagner en compétitivité, améliorer le rendement en filets, étudier d'autres souches plus productives". La filière doit se remobiliser dans une dynamique technique. "Il faut analyser ce qui marche en Allemagne, dans les élevages et dans la manière dont ils ont reconquis leur marché intérieur".

Pour Gilles Huttepin, les actions doivent s'engager dans trois voies : accélérer l'innovation, renforcer les actions sur la marque et promouvoir l'engagement 4 F (né, élevé, nourri 100 % végétal et transformé en France). Vis-à-vis des éleveurs, le message est clair : "les rémunérations pourront progresser, mais seulement marché par marché, en fonction de l'évolution du marché ".

Patrick Bégos


Le groupement en quelques chiffres

• un parc global de 404 300 m2 pour 281 éleveurs
• 276 700 m2 en poulet et dinde
• 127 600 m2 en canard
• 98 % du parc en charte qualité
• un couvoir Procaneton (100 000 canetons/sem)

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Date de l'article : semaine du N° du 6 au 12 Avril 2007
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Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





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