Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " PRODUCTIONS " | Article n°7167 |
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Bovins : De la viande chez les laitiers
 
Les cours de la viande bovine sont d'un bon niveau, même si un tassement se fait jour. D'autre part, la consommation européenne est supérieure à l'offre. Il existe des opportunités, y compris pour les producteurs de lait, à commencer par la finition des vaches de réforme ou encore la réduction de la mortalité des veaux (10 % en moyenne). Un atelier complémentaire peut aussi trouver sa place. Quelques questions doivent trouver une réponse avant une décision.
Directive nitrates
Plus de bovins entraîne une augmentation de l'azote organique. Quelle est la situation de l'exploitation au regard des 170 kg ? En ZES, il n'est pas possible d'augmenter les effectifs sauf dérogation. Le dossier "installations classées" peut être à revoir.
Surface
La disponibilité et le potentiel agronomique vont guider le type d'atelier. Un jeune bovin demande de 18 à 35 ares essentiellement en maïs et céréales, une vache allaitante et sa suite requièrent de 85 à 115 ares plutôt en herbe. Un b?uf laitier ou une génisse à viande demande 50 à 80 ares, majoritairement en herbe.
Main-d'œuvre
Un jeune bovin viande, un bœuf, une génisse demande moins de travail qu'un jeune bovin laitier ou une allaitante (25 h/an). Il faut également ne pas sous-estimer les pointes de travail : vêlages, maïs…
Bâtiments
L'existant est à valoriser en premier. Avec des jeunes bovins, un bâtiment est obligatoire (3,5 à 5 m2/animal). L'investissement va de 800 à 1200 euros. Les bœufs et les génisses ont besoin de 3,5 à 6,5 m2. Ils peuvent se conduire en plein air ou avec un abri léger en 2ème année. Avec un petit effectif, l'option plein air est possible avec des allaitantes. Sinon prévoir 10 à 12 m2 pour un coût de 1000 à 1500 euros par place hors stockage des fourrages.
Complémentarité
Avec du lait, le bœuf laitier, la génisse à viande, le taurillon laitier sont assez complémentaires : valorisation des veaux, du lait, des prairies. Vaches allaitantes et jeune bovin viande le sont moins.
Économie
Les Chambres d'agriculture de Bretagne indiquent des marges/ha de 600 à 1000 euros pour des allaitantes (hors primes), 400 à 900 euros pour des bœufs, 450 à 750 pour des génisses et de 850 à 1500 pour les jeunes bovins. Les jeunes bovins viande sont très sensibles aux prix (broutard et animal fini). À cela, il faut ajouter le capital à investir : 2800 à 3600 euros pour une allaitante, 160 à 400 euros pour un b?uf ou un taurillon laitier, 750 à 1000 euros pour une génisse et 850 à 950 euros pour un broutard. Autant de productions, autant de marchés. Il faut donc s'assurer avant de produire que des débouchés existent pour le type d'animaux envisagé.

Paul Chauvin

(Source : Journée régionale viande bovine, Chambres d'agriculture de Bretagne et Institut de l'élevage).

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Date de l'article : semaine du N° du 6 au 12 Avril 2007
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