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Côtes d'Armor (22)
(22) Tomates - Financement par l'Assédic et l'ANPE : Une formation avant d'être salariés
 
45 demandeurs d'emploi ont suivi une formation d'un mois avant d'être embauchés dans les serres de tomates du Nord-Ouest des Côtes d'Armor.

Dans le but de pallier la pénurie de main d'oeuvre en maraîchage sous serre, un plan de formation a été mis en place à la demande des serristes des Côtes d'Armor, pour la troisième année. Une démarche financée par l'Assédic et, depuis cette année, également par l'ANPE. Le plan de formation permet à des demandeurs d'emploi (bénéficiant des droits Assédic ou du RMI) d'acquérir des compétences pour travailler dans les serres.

Dans un premier temps, les deux ANPE engagées sur l'action (Lannion et Guingamp) ont informé les employeurs potentiels et récolté les besoins en main d'oeuvre. Les demandeurs d'emploi ont également été avisés sur la démarche. Près de 100 personnes ont passé un entretien individuel devant un conseiller ANPE et un producteur. Nouveauté cette année, les candidats ont également dû prouver leur rapidité et leur dextérité lors d'un test sur une plate-forme vocationnelle (lire aussi en page 3 du journal).

"Ce test permet de voir si le candidat est capable de respecter des consignes, de les répéter et de rester concentré dans la durée. Il permet aussi de déceler les problèmes physiques ou de vision des couleurs", informe Viviane Macé-Le Borgne, conseillère à l'ANPE de Lannion. En tout, 45 personnes ont été retenues (soit le double des autres années), pour être ensuite recrutées par 25 employeurs. "Les serristes devaient s'engager sur des contrats à durée déterminée de 6 mois minimum".

Formation organisée par l'Ireo.

Assurée par l'Iréo de Lesneven, la formation comprenait deux semaines de théorie-pratique et deux semaines de stage dans la future entreprise. La partie théorique était divisée en modules : "Biologie végétale" (morphologie de la plante, cycle des cultures…), "Economie" (Rendement, qualité du travail, choix techniques…), "Communication" (transmission de consignes, réception de messages…). Des producteurs formateurs habilités (8 en tout cette année) enseignaient également différentes techniques sur leurs exploitations : conduite de culture, interventions sur la plante, suivi sanitaire, récolte, ergonomie…

Avant sa formation, Servane Deltheil n'avait qu'une vague idée du fonctionnement d'une serre de tomates. "En fait, c'est plus intéressant que ce que j'imaginais", note la jeune femme originaire de Pléhédel. "La formation m'a apporté des connaissances techniques. J'ai aussi appris à utiliser le matériel, à réaliser différentes opérations : effeuillage, pose de demi-lunes, taille de bouquets, gourmandage, traitement des maladies… Les 15 jours de stage chez mon futur employeur m'ont permis de m'acclimater à l'équipe en place", ajoute-elle, heureuse d'avoir décroché un contrat de 6 mois dans un premier temps.

De l'avis des employeurs, l'opération est également intéressante. "Cela nous apporte un gain de temps pour le recrutement, l'objectif étant de transformer une partie des CDD en CDI. Le stage nous permet de tester les futurs salariés, qui eux, peuvent voir si le métier leur convient. La formation leur laisse par ailleurs le temps de s'adapter, de poser des questions", synthétise Loïc Conan, serriste de la région de Paimpol, également formateur cette année.

Agnès Cussonneau

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Date de l'article : semaine du N° du 6 au 12 Avril 2007
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