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Le prix des oignons aussi, fait pleurer. Nourriture de base en Inde, leur coût connaît une hausse vertigineuse en raison d’une baisse de la production. À cela s’ajoute une demande alimentaire croissante, notamment venant d’une classe moyenne de plus en plus nombreuse dans la société indienne. Cette nouvelle population est majoritairement employée par un secteur en plein développement, celui des services. Et pour certains économistes, pour pallier le caractère aléatoire des récoltes de l’agriculture - qui fait vivre tout de même un Indien sur deux – la solution consisterait à transférer la main-d’œuvre agricole vers d’autres secteurs économiques comme les services ou l’industrie. Ces « anciens » paysans, avec un revenu augmenté, pourraient ainsi acheter des denrées alimentaires de base provenant de l’importation. Tandis que l’agriculture ne produirait que des produits à forte valeur ajoutée pour l’exportation. Serait-ce donc le nouveau schéma de développement de l’agriculture des pays émergents ? Israël et le Chili pour les fruits appliquent déjà cette économie d’exportation. Au Brésil également, le secteur des services, en croissance, produit désormais près des deux tiers de la richesse nationale tandis que l’agriculture stagne avec 8%. Mais reste cependant championne des exportations. On est là bien loin de la nécessaire indépendance alimentaire recommandée aux pays en développement par les pays riches et par leurs instances internationales. Et l’on devine la complexité des négociations au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) : les services et l’agriculture sont deux secteurs qui donnent matière à de nombreuses négociations. Plus les grands pays agricoles pourrant produire en masse, à des coûts moindres, plus cette théorie économique serait confortée, mais au détriment de l’indépendance alimentaire... réservée aux pays riches.
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