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La Camia fera désormais partie du groupe Genoé avec trois autres coopératives, la Ceila, la Cadeia et l'Urco. La longue expérience de travail en commun de ces coopératives et l'évolution globale de l'activité, en décroissance depuis plusieurs années, sont à l'origine de l'union de ces structures. " Malgré les difficultés, et après maintes expertises et analyses, le projet a finalement abouti ", s'est réjouit Gilles Thomaso, président de la Camia. "Nous avons bien travaillé mais les autres coopératives aussi. Nous mettrons donc nos moyens en commun pour nous prémunir des difficultés à venir".
Pas de tarif unifié
L'objectif est d'offrir une gamme de services la plus large possible, de la production de semences à la transplantation embryonnaire en passant par la vente de génisses. La proximité et la performance économique sont primordiales. "La gestion est unifiée mais les analyses financières territoriales seront différentes. Le tarif unifié de l'insémination n'est pas pour tout de suite", a déclaré Gilles Thomaso. Pas de nivellement des prix de l'IA entre coopératives compte tenu des contraintes géographiques et des différences de densité entre territoires. "Dans une dizaine d'années peut-être, mais dans l'immédiat, le souci est de limiter les augmentations de coûts au maximum". Et aussi, selon le président, de créer une seule et même culture d'entreprise.
Les partenariats avec l'Urceo, Midatest et l'Ualc se feront plus étroits pour constituer le groupe A2 qui représentera 40% de l'insémination artificielle en France. L'association avec le groupe Amélis-Crehen est, par contre, en sommeil.
En réponse à une question d'un adhérent concernant la concurrence sur le terrain, Gilles Thomazo a précisé que Genoé n'a pas vocation à inséminer dans les cantons limitrophes. "Nous ne pouvons pas être partenaires sur le programme de sélection et concurrents sur la mise en place de l'IA. Nous pourrions éventuellement répondre à une demande individuelle, en toute transparence, après consultation de la coopérative de l'éleveur en question, mais seulement dans ce cas". Et de citer l'exemple du Calvados, où, après une concurrence acharnée entre coopératives il y a quelques années, le taux de saillies naturelles atteint actuellement 40%.
Bernard Laurent
Assemblée Générale de la Cogémor,
une demande supérieure à l'offre.
A l'issue de l'assemblée générale de la Camia s'est tenue celle de Cogémor. L'occasion pour ses responsables de déplorer le manque de génisses amouillantes sur le secteur alors que la demande, notamment étrangère, est importante en ce moment.
La part de Cogémor dans Ouest Génisses est de 66% pour ce qui concerne les ventes de veaux et de 28% pour les génisses amouillantes. Au total, elle a commercialisé 772 veaux et 1542 génisses ou jeunes vaches.
14% des génisses sont vendues sur le département et 10% sur les autres départements français. 76% partent à l'exportation notamment vers la Grèce, l'Espagne, l'Algérie, le Maroc et le Portugal. Cette année, un lot de 18 animaux a pris la direction du Sénégal.
Une année 2006 marquée par une légère baisse d'activité
3,2% d'inséminations en moins par rapport à l'année précédente, tel est le bilan 2006. Les inséminations en race laitière diminuent de 2,1%, elles sont stables en allaitantes et chutent de 12% en croisement. Le bilan de fertilité est de 49,1% de réussite en première insémination sur les vaches et de 68% sur génisses, soit une légère amélioration par rapport à l'an dernier.
En race Prim'holstein, les éleveurs recherchent toujours une production soutenue, des progrès en morphologie et de bons index fonctionnels. 90% des doses viennent du schéma Genoé-Urceo. Les taureaux les plus utilisés sont Rouki, Restell et Rieux. La volonté de diversifier les origines est réelle car les taureaux mis en testage ont 35 pères et 52 grand-pères différents. Patrick Tanguy a également évoqué l'intérêt de créer un noyau de sélection porteur du gène "sans cornes", investissement pour l'avenir.
En race Normande, Primate, Pulco et Redondo ont été les taureaux les plus utilisés. Ils sont prometteurs, tant en production qu'en morphologie. Les index fertilité négatifs ne sont pas considérés comme un problème majeur dans la race.
En race Pie rouge, le progrès génétique est également élevé, +9 points d'Inel et d'Isu par an pendant 3 ans.
La race Montbéliarde est la seule a enregistrer une progression des inséminations. Le bilan génétique est également très positif.
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