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La dénomination de la Fédération des associations de remplacement d'Ille-et-Vilaine, FAR en abrégé, prêtait à confusion et n'était pas très explicite. La dernière assemblée n'a donc pas hésité à approuver le nouveau nom : Ille-et-Vilaine Remplacement. On sait désormais quelle est l'activité.
31 associations locales fédérées au niveau départemental, 17 000 journées de remplacement en 2006, l'équivalent de 106 agents à temps plein, 3000 adhérents, voilà la carte de visite d'Ille-et-Vilaine Remplacement qui opère sur tout le département. "Notre force réside dans un service de proximité, un réseau local avec des responsables bénévoles. Notre coût horaire se situe entre 13 et 14 euros de l'heure, c'est-à-dire moins qu'ailleurs", fait observer son président Dominique Trubert.
Plus de journées
Les agriculteurs hésitent de moins en moins à faire appel au remplacement. Le nombre d'heures effectuées en 2006 (170 078) a bondi de 11 % en une année. Les congés (un tiers des heures) constituent la plus forte augmentation. Les raisons : le changement d'attitude des agriculteurs et sans doute le crédit d'impôt qui favorise la prise de vacances. Autre poste en constante augmentation, le remplacement pour maladie ou accident qui pèse 35 % des heures totales. Sur ce sujet, Ille-et-Vilaine Remplacement demande à ses adhérents de vérifier que le montant des indemnités journalières accident et maladie soit en rapport avec le coût réel du remplacement afin d'éviter les mauvaises surprises.
La maternité constitue le troisième motif de remplacement. Le nombre de journées est en baisse régulière alors qu'il semble que certaines agricultrices ne l'utilisent pas. Le congé paternité, lui, progresse légèrement, comme le recours à un remplaçant comme complément de main-d'œuvre.
Plus d'heures signifie plus de salariés : en 2006, la Fédération aura employé l'équivalent de 106 personnes à temps plein (+ 11). Le recrutement est surtout local grâce à la présence sur le terrain des membres des associations. Mais il leur faut attirer des jeunes vers cette activité comme cela a été fait au lycée d'Etrelles : montrer ce qu'est le métier, donner une bonne image du remplacement et faire connaître le service. À certaines périodes (août), le nombre de remplaçants a été insuffisant, d'où la proposition de connaître dès maintenant les dates de congés pour recruter en conséquence.
Concernant les tarifs pratiqués, les associations locales sont invitées à réexaminer le coût horaire dans les différents cas de remplacement. "Il faut avoir un prix réel de l'heure qui couvre l'ensemble des frais, rappelle la vice-présidente Martine Martin. Une certaine harmonisation est souhaitable entre les associations". Afin d'éviter les comparaisons trop hâtives.
Paul Chauvin
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