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Après 35 années d'existence, l'Uneco a cessé d'exister. "Dans une période d'ouverture des marchés à la concurrence, une certaine nervosité s'est emparée du secteur", explique Jean-Yves Le Dréau, directeur du CIA de Créhen. Des discussions ont eu lieu au niveau national, notamment avec Gènes Diffusion, pour un rapprochement. Les préoccupations n'étant pas tout à fait les mêmes, elles n'ont pu aboutir. Les deux coopératives de l'Ouest de la France (Créhen et L'Aigle) ont donc décidé de ne pas adhérer à ce nouveau groupe de l'Est qui ne prenait pas en compte la race Normande. Parallèlement, les discussions visant à un rapprochement en l'Urceo, l'Oger et Amelis ne sont pas allés à leur terme. "Là aussi des divergences de vue sont apparues".
Pour l'après 2013
Au final, le CIA de Créhen et Amélis (Agire Normandie et Coopérative de la Mayenne) ont décidé de s'allier pour construire ensemble un schéma de sélection commun pour la Prim'holstein. "Des évolutions sont possibles sur d'autres activités", précise Jean-Yves Le Dréau. Elle pourrait concerner la recherche et l'exportation.
Cette nouvelle structure se fixe pour objectif de tester une centaine de taureaux dont 30 à 35 sur le site de Créhen. Ce qui réduit l'offre génétique. "Notre idée est de travailler avec d'autres partenaires, sans doute à l'étranger, pour retrouver un niveau d'offre génétique de 200 taureaux pour 2014 comparable à la situation précédente au sein de l'Uneco". En effet jusqu'à 2013, les anciennes coopératives de l'Uneco restent liées par le programme d'indexation mis en place entre 2003 et 2007. Une base de 200 à 220 taureaux mis au testage chaque année va donc pérenniser l'offre sur la période 2008/2013.
Des objectifs de sélection ajustés
Les deux partenaires se sont aussi fixés de nouveaux objectifs de sélection. Il ne s'agit pas de tout bouleverser mais d'adapter le schéma aux attentes de la production dans les années à venir. Ainsi il apparaît opportun de poursuivre les efforts sur la production car l'effet génétique reste un élément de progression. Ils sont maintenus à leur niveau actuel de 50 % dans les objectifs.
La fertilité, l'une des préoccupations essentielles des éleveurs actuellement, est renforcée. Constatant notamment que plus le troupeau grandit, plus le taux de réussite à l'IA diminue, un poids plus important sera donc donné à cet aspect. Il passerait de 12,5 % à 20 %. Par contre le manque de marge de manoeuvre sur les aspects cellules conduit à lever le pied et ramener son importance dans les objectifs de sélection de 12,5 % à 10 %. La morphologie, prédicatrice de longévité (mamelle, développement et membres) est réajustée à 20 %.
Pierre Dénès
2006 en chiffres
- Le nombre d'IAP sur l'année 2006 s'est de nouveau légèrement tassé de 1,19 %.
- 109219 IAP toutes races confondues dont 92321 en lait (- 0,94) et 16 898 en viande (-2,56 %).
- 82 % des IA laitières sont avec un taureau Prim'Holstein et 14 % avec un taureau Normand
- 51 % des IA viande sont avec un taureau Blanc Bleu, 27 % avec un limousin, 12 % avec un charolais et 9 % avec un Blond d'Aquitaine.
- Au niveau des femelles : 87 000 Prim'holstein (-2,4 %), 15 000 Normandes (- 0,8 %), 1900 Montbéliarde (+ 7 %), 800 Pie Rouge (=), 400 autres races (Brune, Jersiaise, Simmental), 4300 femelles viande (+ 4,3 %).
- Palmarès des taureaux les plus utilisés :
Prim'holstein = Rikovi, Poland, Meeting, Piman, South, rmarque, Rixondi, Survivior, Nuvory, Surplus.
Normands = Primate, Orienteur, Parapet, Overkamp.
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