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L'énergie représente 30 % du coût de revient dans les comptes de Coopédom. Et quand les pouvoirs publics annoncent pour juillet prochain une taxe sur le charbon augmentant son prix de 10 % (quelque 12 000 tonnes utilisées en 2006, la principale énergie utilisée), les économies d'énergie sont plus que jamais à l'ordre du jour. Il faut aussi compter à terme sur le renforcement des mesures en matière de pollution. Il va donc falloir optimiser le préfanage, les sécheurs, récupérer la chaleur des fumées... Et s'intéresser à d'autres sources d'énergie.
Un travail a été réalisé sur le sujet. L'objectif était de trouver une culture à haut potentiel, en filière courte, pérenne pour limiter le travail, utilisant les matériels existants sans modification majeure. Le saule en taillis à très courte rotation aurait pu convenir si la problématique récolte avait été résolue. Le miscanthus apparaît pour Coopédom une plante intéressante : 16 tonnes de matière sèche, récolte au printemps, peu de travail pour l'exploitant. Elle va proposer à ses adhérents de la cultiver au titre de la jachère. Objectif : 400 ha sur trois ans. Dans un premier temps, le miscanthus servira de combustible et il pourrait aussi être granulé pour vente à l'extérieur.
Joseph Lebrun, le président, a rappelé lors de la dernière assemblée le rôle essentiel de CVDA (Coopérative pour la vulgarisation de la déshydratation) qui commercialise les fourrages que les adhérents destinent à la vente. Près de 11500 tonnes ont été ainsi apportées et déshydratées par Coopédom. Elles permettent à cette dernière de sortir un résultat positif grâce au volume déshydraté. CVDA commercialise surtout du maïs (deux tiers des tonnages surtout en plante entière) ainsi que de la luzerne. Plus du tiers des tonnages correspond à des mélanges fibreux. À noter qu'une troisième structure permet l'achat et la vente de déshydratés.
Paul Chauvin
Luzerne et maïs-épi à la hausse
L'année 2006 n'avait pas bien commencé pour Coopédom, elle s'est mieux terminée avec un tonnage déshydraté de 37 274 tonnes, soit 1,39 % de plus. La production avait dépassé les 40 000 tonnes en 2004. En pratique, tout dépend des rendements et des apports très variables d'une période à l'autre : de moins de 250 tonnes/semaine à plus de 2000 tonnes. "Rien n'est gagné d'avance", explique les responsables.
La luzerne avec plus de 13000 tonnes, en hausse de 12 %, correspond au fourrage protéique le plus déshydraté très loin devant les ray-grass, fétuque et trèfle violet (en net recul sur plusieurs années). Le maïs représente l'autre fourrage majeur (12 420 tonnes) avec un fort développement du maïs-épi au détriment du maïs plante entière. Pour la luzerne, la présentation en balles reste légèrement supérieure en tonnage à la formule granulés. Question valeur, on frôle les 20 % de MAT sur les trois dernières années, soit pratiquement un point de mieux que sur les années antérieures. Les analyses indiquent également que le taux baisse avec la troisième coupe (17,34 %) pour atteindre le maximum en quatrième coupe (21,87 %). Les rendements restent assez stables à 11 tonnes, mais avec de gros écarts en première année en fonction des conditions d'implantation. Ce que Coopédom ne manque pas de rappeler à ses adhérents.
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