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Lors des négociations sur l'établissement d'une nouvelle grille de paiement, la production avait exigé une mise au point en mars 2007 pour évaluer et corriger les éventuels dysfonctionnements liés à son application. La FDSEA relève trois facteurs de pénalisation dans l'application de cette grille qui concernent fortement le Morbihan.
La taille modeste des élevages du département limite la capacité à mettre en œuvre des départs de charcutiers échelonnés. "Il y a bien sûr des solutions techniques" affirme Thierry Coué, président de la section porc. "La diminution du nombre de bandes en est une, mais il faut donner du temps aux éleveurs pour adapter leurs conduites". Beaucoup d'élevages sont spécialisés en engraissement dans le département "ce sont souvent des ateliers de taille modeste et ces élevages ne choisissent pas leur génétique". Troisième facteur pénalisant, l'engagement dans un cahier des charges spécifiques. "Le marché exige de plus en plus de segmenter la production, or la nouvelle grille de paiement pénalise les éleveurs qui le font. Une réadaptation est donc nécessaire" déclare Jean Pierre Valais, éleveur à Carentoir.
Moins pénaliser les porcs en dessous de 56 de TMP
Face à ce constat, la FDSEA réclame un élargissement du cœur de gamme qui devrait passer à 85-97 kilos. Ils demandent également une moindre dévalorisation des porcs en dessous de 56 de TMP. "Nous demandons une division par deux des pénalités correspondantes aux TMP inférieurs à 56 car pour certains exploitants, ce classement est très pénalisant économiquement. Les opérateurs affirment que les moins values n'affectent que peu d'animaux abattus, la mesure doit donc être acceptable par l'aval de la filière ".
D'une manière plus générale, les responsables demandent aux industriels d'avoir une vision à terme du marché. Les choix génétiques en dépendent et engagent les éleveurs sur de longues durées. Ils précisent toutefois que la plus forte des pénalisations concerne le décalage entre les marchés bretons d'une part et allemands ou espagnols d'autre part. Et ceci n'est pas dû à l'instauration d'une nouvelle grille de paiement qui ne concerne que les plus ou moins-values mais plutôt à un souci de compétitivité et de répartition des marges dans la filière.
Bernard Laurent
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