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L'agriculture biologique concerne en Côtes d'Armor environ 250 exploitations agricoles, dont une centaine pratique de la vente directe sous différentes formes : à la ferme, sur les marchés, au travers de paniers … Elle doit répondre à une demande soutenue qui progresse au niveau national. D'où sa volonté d'encourager et d'accompagner les projets de conversions ou d'installations. "Une quinzaine sur 2007/2008" note Jean-Sébastien Piel, animateur du Groupement des agriculteurs biologique d'Armor. Ces projets s'inscrivent dans une stratégie ambitieuse des tenants de l'agriculture biologique. "Nous nous fixons comme objectif 10 % de producteurs bio en 2013", précisent les responsables.
Sans opposer filières courtes et filières longues, le développement d'une production de proximité a la faveur de l'organisation. C'est ainsi que sur les 3 dernières années le Gab s'est impliqué avec le Cedapa, la FRCivam et Biopôle dans le projet "appétit" (Association pour la promotion de produits équitables du territoire dans l'intérêt de tous) visant à dynamiser la consommation de produits issus de l'agriculture durable et du bio dans la restauration collective et notamment scolaire avec animations pédagogiques. Un projet accompagné par les collectivités territoriales (Conseil général et Conseil régional) et encouragé par l'Europe.
Sécuriser les débouchés
Sur 2006, ce sont ainsi 25 000 repas, totalement ou partiellement bio, qui ont été servis dans une cinquantaine de restaurants collectifs, essentiellement des établissements scolaires dont 70 % dans des écoles primaires. Une opération jugée satisfaisante, même si elle a mis en évidence quelques difficultés sur quelques aspects principaux : la sécurité de l'approvisionnement au travers des circuits courts pas toujours possible, la logistique, les limites liées au coût matière (1,5 euro par repas).
Aujourd'hui le conseil d'administration d'Appétit que préside Michel Le Boulch, producteur de lait bio à Maël-Carhaix, poursuit donc une réflexion qui intègre ces difficultés mises en évidence dans la phase expérimentale. "Nous regardons comment les débouchés offerts par cette action "restauration collective" ou consommation citoyenne peut donner des opportunités nouvelles à des jeunes qui s'installent pour écouler leurs productions". Il s'agit donc de créer une certaine synergie entre développement de la consommation et production en privilégiant un peu plus les circuits courts. Une démarche qui va aussi nécessiter d'intégrer les aspects sécurité d'approvisionnement et logistique et bien sûr faisabilité économique.
Le Gab accompagne par ailleurs des actions de développement de la consommation locale au travers des projets d'approvisionnement des particuliers en paniers de produits locaux et de groupes de consommateurs.
Pierre Dénès
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