Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
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Morbihan (56)
56 - Porc : Nouvelle grille de paiement
 
Le groupement Prestor a organisé un forum en visio-conférence retransmis en direct à Quimper, Pontivy et Kersaint Plabennec pour ses adhérents. Les témoignages d’éleveurs et de spécialistes de l’alimentation ont permis de dégager des pistes pour optimiser le potentiel génétique des porcs.
Du poids au sevrage
Un bon poids des porcelets à la naissance et une bonne lactation des mères sont les premiers garants de performances de croissance et de qualité de carcasse. L’EARL de Kergueffiat à Gouezec sèvre 31 porcelets par truie à 6 kilos de moyenne à 21 jours. Le poids moyen à la naissance est de 1,4 kilos pour 14 nés vifs.
Gilles Langeoire, responsable porc à Centralys, rappelle l’importance des réserves corporelles chez la truie gestante « Il y a une grande compétition entre les embryons pendant la migration et l’implantation des embryons dans l’utérus. Les moins irrigués ont moins de nutriments et se développent moins bien, d’où une grande disparité. Après 80 jours de gestation, il y a une augmentation de la croissance fœtale et un transfert d’énergie vers les fœtus. Si la truie n’a pas suffisamment de réserves, les porcelets sont plus légers à la naissance».
Ce poids à la naissance conditionne fortement les performances du charcutier. Les porcelets les plus légers ont en moyenne un GMQ plus faible et une épaisseur de gras plus importante à l’abattage. Gilles Langeoire insiste : « La croissance du porc dépend étroitement de la croissance qu’il a atteint lors des étapes précédentes ». La production laitière, permise par une alimentation adéquate et un bon suivi sanitaire du cheptel truies, s’avère essentielle pour obtenir de bons poids de sevrage. A l’EARL de Kergueffiat, le pourcentage de protéïne en aliment allaitante est de 16,5%, enrichi en acides aminés à raison de 1,2 gramme par kilo.
Des premiers jours de post sevrage déterminants
Le Gaec Jouanigot de Plouguenast et l’EARL Breton de St Thégonnec ont fait part de leur expérience de la conduite du post sevrage. Pesées, allottement, adaptation alimentaire selon les poids, et attention particulière portée aux plus légers leur permettent d’obtenir de bonnes performances. L’EARL Breton atteint 524 grammes de GMQ et un indice de 1,5 en post sevrage. Ces performances se retrouvent à l’abattage avec un TMP de 61,4 et une homogénéité des lots, 85,6% des charcutiers sont dans la gamme. Les deux exploitants ont insisté sur la fraîcheur de l’aliment, distribué en plusieurs fois.
Gilles Langeoire a montré l’intérêt de distribuer l’aliment 1er âge pendant 2 semaines. « En dessous de 14 jours, on pénalise la croissance, au-delà également, sauf pour les plus légers pour lesquels on peut poursuivre la distribution quelques jours de plus ». La première semaine de post sevrage est déterminante, « un gain de 100 grammes de GMQ en plus, en première semaine de PS, représente une augmentation de 5 kilos de poids vif à 150 jours, pour tous les porcs quelque soit leur poids au sevrage, sans altérer la qualité de carcasse ». La richesse de l’aliment a donc une grande importance à cette période.
La génétique Piétrain
La génétique mâle Piétrain va se développer « c’est la réponse la plus rapide pour les éleveurs pénalisés » déclare Bernard Bernicot, responsable technique Prestor. Ce fut le choix de la SCEA de Coat Huet Vian de Lanhouarneau en 2001. « La différence a été flagrante avec la génétique large white-piétrain. Nous avons moins de perte pendant la phase de croissance ». Les résultats plaident pour eux, 176 jours à 115 kilos et 15,2 cts de plus value TMP. Concernant la voie femelle, l’effet d’un changement serait beaucoup plus long et présenterait un risque sanitaire évident en changeant de multiplicateur.

Bernard Laurent


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Date de l'article : semaine du N° du 16 au 22 Février 2007
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