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Maladies fréquentes à forte nuisibilité
Les septorioses
En Bretagne les septorioses sont les maladies les plus fréquentes et les plus à craindre sur le blé. Elles sont présentes tous les ans et entraînent régulièrement les plus gros dégâts (25 à 40 q/ha).
Parmi les deux types de septoriose, la forme tritici est la plus fréquente. Elle se localise sur le feuillage et les gaines foliaires. Elle se manifeste sur les feuilles par des taches parfois allongées brune à la périphérie limitées par les nervures et parsemée de nombreux points noirs (pycnides). Cette forme est peu exigeante en température et se développe essentiellement en début de printemps. Septoria tritici attaque aussi le triticale
La septoriose provoquée par «septoria nodorum»apparaît plus tardivement que la précédente. Sur feuille, les taches dues à ce parasite sont sounent losangiques.
Les fortes pluies courant montaison sont propices à la propagation des septorioses.
A la faveur de l’humidité ambiante au niveau des feuilles inférieures les pycnides (points noirs) libèrent leurs spores sous forme d’une gelée peu mobile. Les pluies, à partir de la montaison jusqu’à l’épiaison des céréales, par leurs éclaboussures, facilitent le transport de cette gelée, donc des spores vers les étages foliaires supérieures de la culture, favorisant ainsi le développement de la maladie. Plus les pluies sont violentes, plus la hauteur de la contamination est importante. Le développement des septorioses est peu dépendant des techniques culturales mais les différences de sensibilité variétale sont de plus en plus marquées avec l’arrivée des variétés nouvelles.
Les fusarioses sur épis
Les attaques sur épi sont importantes surtout les années humides, au moment de la floraison du blé. Les pertes de rendement de 10 à 30 q/ha sont courantes en cas de fortes attaques. Le danger réside surtout dans la capacité de cette maladie à produire des toxines dans les céréales destinées à la consommation humaine ou animale.
Les symptomes de fusariose sur épi sont assez diversifiés : dessèchement des glumes avec un liseret brun , épillets échaudés (voir épi entier blanc), coloration rose sur les glumes. Les grains atteints sont maigres et présentent une coloration blanche ou rose. Les périodes pluvieuses à la floraison favorisent le développement de la fusariose et le blé présente une sensibilité maximale à ce stade.
La conduite de la culture peut avoir un effet sur cette maladie : les variétés de blé sont plus ou moins sensibles à la maladie, les dates de semis tardives, les précédents maïs, les techniques de travail simplifiées laissant beaucoup de résidus en surface, ainsi que les semences infestées accentuent les risques de propagation de la maladie.
La lutte chimique (protection fongicide au début de la floraison) est également un moyen efficace pour lutter contre ce champignon.
Maladies à nuisibilité variable
Le piétin-verse
Le parasite se développe essentiellement sur les gaines foliaires et les tiges du pied des céréales, il est localisé sur le premier entre nœud et rarement sur le second. La maladie provoque une nécrose des tiges qui deviennent cassantes provoquant la verse et l’échaudage.
Les hivers doux et humides,les sols limoneux ,les parcelles à risques (maladie déjà observée),les semis précoces et les rotations avec retour fréquent des céréales à paille sont autant de facteurs favorables à la maladie. Les conditions de cette campagne (hiver doux et assez humide) sont favorables au développement de ce parasite. Il faut rester vigilant en particulier dans les parcelles à risque.
La rouille brune
A partir de la montaison, les pustules ovales couleur rouille se trouvent irrégulièrement dispersées sur la face supérieure des feuilles. Ces pustules renferment les spores qui sont transportées par le vent à partir de repousses de graminées infestées ou à partir de parcelles voisines atteintes de rouille. La germination des spores sur feuilles se fait en présence d’eau (rosée) et de température assez douce.
Le blé est sensible à la rouille et en fin de cycle en présence de température élevée, la maladie peut « exploser ». Les variétés de blé présentent des différences de sensibilité importantes. Les excès d’azote , les semis denses et précoces prédisposent au développement de la maladie.
Les conditions sèches des dernières années font que cette maladie est moins présente.
L'oïdium
Facile à reconnaître grâce à son feutrage blanc. Les spores de l’oidium peuvent germer en l’absence d’eau , l’humidité de l’air est le facteur le plus important pour son développement. Les spores sont disséminés par le vent. La maladie peut se développer dès 2 °C et la température de croissance optimale est assez basse (+15°C). Les fortes pluies nuisent à la germination des spores et limitent leur dissémination en «lavant» le mycelium.
Les densités fortes,les forts apports d’azote maintiennent une humidité élevée dans la végétation et favorisent le développement de la maladie.La sensibilité variétale est importante et reste l’un des moyens de lutte.
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