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Le climat doux et humide observé en Bretagne propice au développement des maladies des céréales explique cette forte sensibilité. Les expérimentations menées sur céréales par Arvalis Institut du Végétal permettent de mesurer la nuisibilité des maladies au travers des écarts de rendement entre les parcelles traitées fongicides et les parcelles témoins,non traitées.
Sur blé la septoriose est la maladie principale
Cette maladie a une très forte nuisibilité et surtout elle est présente chaque année. Elle se développe à partir du printemps et se propage sur les étages foliaires avec les pluies. Cette fréquence associée à sa forte nuisibilité en fait la cible numéro 1 de la lutte fongicide.
La rouille, maladie également très nuisible est plus épisodique. Elle apparaît surtout en fin de cycle quand les températures sont chaudes, surtout sur les variétés sensibles. Ces dernières années les attaques de rouille ont été peu fréquentes.
L’oidium avec une nuisibilité nettement inférieure vient en troisième position par ordre d’importance de risque. Les années sèches sont généralement favorables car cette maladie a la faculté de se développer en l’absence d’eau et les fortes précipitations sont néfastes à la germination des spores. Sa fréquence est pratiquement du même ordre que la rouille ( 5 années sur 10).
Le piétin verse et la fusariose sur épi ont des fréquences d’apparition et des potentiels de nuisibilité plus faibles. Ces maladies agissent plutôt en terme de qualité de récolte : la verse provoquée par le piétin verse et la qualité sanitaire des grains due à la présence de fusarium. Au-delà du climat, ces maladies sont étroitement liées aux technique culturales : précédent à risque et variété sensible.
En moyenne depuis 10 ans, la nuisibilité globale des maladies sur blé atteint les 27q/ha dans nos expérimentations avec un minimum de 15q/ha en 2003 et un maximum voisin de 40q/ha dans les années 1998, 1999 et 2000.
Des pertes comparables sur orge d’hiver et triticale
Sur orge, l’helminthosporiose est pratiquement dominante chaque année. La rynchosporiose refait son apparition avec les printemps relativement froids. La rouille naine est également observée avec des niveaux variables. L’oidium est rarement présente en quantité importante. La nuisibilité moyenne des maladies est voisine des 20 q/ha sur orge d’hiver.
Le triticale est moins sensible que le blé. Les maladies les plus fréquemment observées sont les mêmes que sur le blé : septoriose, rouille, oïdium et fusariose.
Des écarts de sensibilité aux maladies existent entre variétés mais le comportement de ces variétés peut évoluer assez vite notamment pour l’oïdium. La nuisibilité globale des maladies sur triticale depuis 10 ans atteint 17q/ha .
M. Moquet
G. Ingoat
Arvalis
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