Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
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Morbihan (56)
(56) Sanitaire : Le GDS appelle à la vigilance, 9 cheptels positifs à l'IBR
 
Il n'y a eu ni contacts entre troupeaux ni introduction d'animaux contaminés" déclare Thierry Le Falher, technicien du GDS. "Le virus de L'IBR a, très probablement, été véhiculé par contact indirect, des échanges de bétaillère, d'appareils de contention, de matériels divers ou même de mouchettes. Des intervenants extérieurs ont également pu le transmettre". Des prises de sang réalisées en fin d'année ont révélé la présence du virus de la rhinotrachéite bovine infectieuse dans des cheptels des cantons de Locminé, Pontivy et Josselin. De 5% à 80% des animaux sont contaminés par troupeaux. Après deux campagnes de dépistage déclarées indemnes de nouveaux cas, il semble que les mesures élémentaires de protection ont été négligées.
Pas toujours de signes cliniques
Cette maladie est due à un virus du groupe Herpes et l'infection sévit souvent sous forme latente, sans signe clinique.Les symptômes, s'ils apparaissent, sont le plus souvent de type respiratoire: toux, morve, larmoiement, salivation excessive. Ces signes, relativement discrets, sont observés avec des souches de virus peu virulentes. La maladie peut parfois prendre une allure plus grave avec des complications pulmonaires, des mortalités, des avortements, des métrites ou des problèmes sur les veaux.
La transmission se fait généralement par contact entre animaux qui deviennent positifs dix jours à 3 semaines après contamination. Les anticorps témoins de l'IBR sont alors présents dans le sang et le lait. Ces anticorps jouent un rôle protecteur et limitent l'excrétion virale. Toutefois, le virus pourra être réactivé, voire excrété en cas de stress des animaux lors d'un transport ou d'un regroupement de troupeau par exemple. Tout animal positif doit donc être éliminé rapidement pour ne pas contaminer ses congénères.

Dans le Morbihan, l'IBR est recherché par un contrôle annuel sur l'ensemble des troupeaux, analyse sur lait de mélange et analyses individuelles en cas de résultat positif. Un contrôle systématique à l'achat est également réalisé, documentaire ou sérologique selon la qualification du cheptel d'origine.
L'importance des mesures simples de protection
Dans le cas présent, le GDS entend sensibiliser les éleveurs sur les protections inter cheptel. Thierry Le Falher rappelle l'importance "de disposer de robinets à l'entrée des élevages, de brosses et de bacs désinfectants et d'une tenue spécifique pour les intervenants extérieurs".
Le kit de désinfection est, en effet, efficace pour éviter la contamination par ce genre de contacts. "Les matériels d'élevage communs à plusieurs exploitations doivent également être désinfectés entre chaque utilisation". Pour informer plus amplement de la maladie et rappeler les mesures de protection, le GDS organise trois réunions ouvertes à tous les agriculteurs du département et à l'ensemble des intervenants dans les élevages bovins.




Dates des réunions:

Mardi 13 février à la salle polyvalente de Noyal Pontivy
Jeudi 15 février à la salle du parc au bourg de Guégon
Vendredi 16 février à la salle polyvalente de Moréac
Ces réunions se tiendront de 10 heures 30 à 12 heures.


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Date de l'article : semaine du N° du 9 au 15 Février 2007
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