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La présidente de l'UDSEA, Joëlle Huon, le répète à l'envi : "Le Finistère occupe la queue de peloton au niveau des installations". Une "petite centaine", chiffre-t-elle pour l'année 2006 en proposant de découvrir "la politique volontariste" menée chez les Mariligériens, en Loire-Atlantique. "Grâce à une politique professionnelle offensive, ils en sont presque à une installation pour un départ. Comme quoi quand on veut, on peut".
Invité à présenter la politique d'installation de son département, André Parage, ancien président de l'Adasea 44 et militant Confédération paysanne, a d'abord insisté sur son "ouverture à tous les projets" quand il était président. "À condition qu'ils soient réalisables. Je pense notamment au revenu".
170 installations pour 200 départs
"Partant de là, il faut mettre des outils en face. Car les discours ne suffisent pas", a insisté cet agriculteur, indiquant que, dans son département, "des commissions cantonales "transmission-installation", en lien avec le RDI, permettent de sensibiliser les cédants à l'installation et de repérer les exploitations susceptibles de convenir à un jeune. Ces commissions ont également pour mission de sensibiliser les élus à l'emploi qui en découle".
En prolongement de ce travail d'information, s'est mise en place une politique agricole "volontariste" à travers du PAD et du schéma des structures (SDDS). "Par exemple, nous estimons qu'à 200 000 L de quota – et même moins –, on peut envisager une installation à condition d'abonder par la réserve. Avec cette politique, les jeunes n'ont pas besoin d'acheter du lait", argumente le syndicaliste de Loire-Atlantique qui se félicite des "170 installations pour 200 départs enregistrés les années passées". Il ajoute : "Parallèlement, nous n'avons pas à rougir des résultats économiques de notre agriculture comme le montre la comparaison des différents critères de rentabilité. Ces résultats sont aussi à relier aux autres politiques menées en faveur des exploitations modestes et des installés sans aide qui, dans certaines configurations, peuvent bénéficier de compléments de production et ont accès aux droits à produire".
Aux propos de cet ancien responsable départemental, Christine Corvest, agricultrice à Poullaouen, a "cru rêver. Mais ce n'est pas un rêve, puisque vous nous démontrez que c'est possible de s'installer avec 200 000 L alors que, chez nous, on nous répète qu'à moins de 250 000 L, l'exploitation doit être destinée à l'agrandissement". Un commentaire qui a conduit Joël Kerglonou, candidat de la liste, à réitérer une ligne forte du programme de l'UDSEA : "Si nous sommes élus, c'est certain, nous revendiquerons un droit de regard sur l'installation".
D. Le Du
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