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Ces taureaux proviennent d'un noyau d'une centaine de vaches françaises à plus de 150 d'ISU et de quelques embryons importés. Ils produisent 15000 à 20000 doses et sont abattus avant même la sortie de leurs résultats de testage. Ce volume est, en effet, largement suffisant pour couvrir les besoins des éleveurs même en cas de sortie d'un taureau élite.
Accords internationaux
Le programme de testage français n'est pas suffisant pour répondre aux attentes des éleveurs. Des accords ont donc été passés avec des unités de sélection étrangères où la Pie Rouge est bien implantée. Un contrat d'échange avec des unités de sélection en Allemagne permet ainsi à Pie Rouge Select de proposer une génétique de haut niveau aux éleveurs réalisant du testage.
Depuis 1998, un partenariat existe avec la Pologne. Des taureaux nés en France sont testés conjointement dans les deux pays. Certains d'entre eux sont élevés en Pologne, le coût d'élevage et de production est donc partagé. Echanges de semence et ventes d'embryons permettent d'y élever le niveau génétique. A titre d'exemple, le taureau Otulip (21 d'Inel, né dans le Morbihan) figure en bonne place dans le catalogue polonais.
Le programme de sélection bénéficie également du partenariat avec des centres d'insémination hollandais. Ces accords permettent d'avoir un coût de fonctionnement bien maîtrisé.
L'utilisation de génétique étrangère peut avoir un inconvénient, l'interprétation des index. Pour la production et les cellules, les index sont calculés par Interbull et exprimés dans les unités du pays concerné. Ils sont donc comparables d'un pays à l'autre. Par contre, ces index Interbull ne sont pas encore disponibles pour la morphologie. Il faut donc utiliser les index du pays d'origine ce qui pour René Nicolas, administrateur, n'est pas un problème "Un bon taureau en Allemagne sera un bon taureau en France, il suffit donc de regarder la place qu'il occupe dans son pays d'origine pour chaque critère".
Les éleveurs disposent donc chaque année d'une large palette de taureaux avec plusieurs d'entre eux qui cumulent taux protéïque, cellules et fertilité.
Fertilité et variabilité génétique
Olivier Catros, responsable de l'Upra, insiste sur la bonne fertilité de la race. "65% de non retour à 75 jours contre 57,6% en moyenne Camia". Beaucoup de taureaux largement utilisés dans le passé présentent un index fertilité très positif. Ces taureaux ont des filles et des petites filles en production ce qui explique en partie ces résultats. Ils peuvent aussi être mis en relation avec la variabilité génétique présente dans la race. Les 15 taureaux du catalogue 2006-2007 ont 13 pères et 12 grands pères maternels différents. De quoi faire des envieux!
Bernard Laurent
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