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Sommaire | " DOSSIERS " | Porcs | Article n°6847 |
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Dominique Jouan, éleveur à Allineuc (22) : Une rénovation à un coût raisonnable
 
La rénovation d'un bâtiment porc, surtout quand il a 25 ans, nécessite une réflexion particulière pour obtenir un outil fonctionnel et performant sans pour autant toujours tout démolir. Faute de quoi, il faut s'interroger sur une construction neuve évidemment plus onéreuse. Tout dépend donc des objectifs et de la situation de l'existant.
Dominique Jouan, éleveur laitier à Allineuc avec un quota inférieur à 200 000 litres de lait, voulait un complément de revenu sans pour autant alourdir exagérément sa charge de travail, ni son endettement. Il a fait le choix de rénover une ancienne porcherie d'engraissement peu de temps après son installation, en 1999. "La porcherie datait de 1976. Elle avait été arrêtée quelques mois auparavant. La coque était encore saine, mais les équipements intérieurs complètement obsolètes et ne permettaient plus de l'utiliser dans des conditions satisfaisantes".
La coque préservée
En relation avec le service bâtiment de Coopagri Bretagne, l'éleveur, après avoir visité un bâtiment du même type également rénové, a d'abord choisi de ne pas toucher à la coque et surtout de ne pas creuser pour ne pas fragiliser les fondations. Au contraire, il a légèrement relevé l'intérieur (entre 40 et 60 centimètres) permettant de créer une pré-fosse sous les caillebotis. "Elle est vidée une fois par mois vers la fosse principale".
Par contre l'intérieur du bâtiment a été totalement rénové. Le bâtiment est divisé en 3 salles (2 salles de 8 cases pour 15 porcs chacune et 1 salle de 12 cases pour 15 porcs chacune). Cette rénovation intérieure a par ailleurs consisté a refaire l'ensemble de l'isolation, le remplacement de tous les équipements (séparation de cases et auges en béton, portes en PVC) le passage sur caillebotis intégral, une ventilation dynamique avec faux plafond, le passage à une alimentation automatisée à sec en biphase.
Sécurité par ouverture des portes
Le fait de ne pas avoir voulu creuser donne un bâtiment intérieur avec un rampant qui descend relativement bas, et donc sans ouvertures. C'est le seul inconvénient relevé par l'éleveur. Aussi pour des raisons évidentes de sécurité, en cas de coupure électrique, de montée en température liée à une panne du système de ventilation ou à des conditions climatiques particulières en été, un système d'alarme entraîne immédiatement une ouverture simultanée de l'ensemble des portes avec en outre une alarme sonore pour alerter l'éleveur. A noter que l'essentiel des travaux de rénovation a été réalisée par l'éleveur lui-même, ce qui lui permettait d'afficher un coût de rénovation (en 1999) de moins de 90 euros de la place.
Déjà plusieurs années de fonctionnement permettent à l'éleveur de confirmer que le bâtiment est fonctionnel avec une bonne ambiance, des porcs propres. "Je travaille à façon en bande unique avec des résultats techniques satisfaisants, 2,7 à 2,8 d'IC)". Côté travail, la charge est comprise entre une demi-heure et 3/4 d'heure de travail par jour. Surtout de la surveillance puisque l'alimentation est automatisée et quelques interventions ponctuelles, la gestion des départs et les opérations de lavage-désinfection entre les lots.

Pierre Dénès


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Date de l'article : semaine du N° du 1 au 7 Décembre 2006
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