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Nous avons souhaité garder la cohérence du circuit dans les bâtiments", expliquent Vincent et Benoît Lenoir, deux des associés du Gaec des Mézerais, évoquant la création d'un nouveau bâtiment pour l'atelier porc (adhérent Cooperl). L'élevage a été restructuré avec l'arrivée de Benoît Lenoir sur l'exploitation en janvier 2006 (apport d'azote). L'occasion également pour les éleveurs de se mettre aux normes par rapport aux truies en liberté (gestantes).
Le nouveau bâtiment abrite une partie des engraissements et le post-sevrage. Dans les bâtiments existants, les locaux de post-sevrage ont été aménagés en salles gestantes truies en liberté. La verraterie-gestantes bloquées, datant de 1992, est restée en place, les locaux de maternité (1996) et les engraissements également. "Grâce au passage d'une conduite 7 bandes à une conduite 5 bandes, seules quatre places de maternité ont été ajoutées, ce qui a permis de limiter les investissements".
Une chaudière ajoutée
D'autres économies de taille ont été permises par la récupération du matériel intérieur des anciennes salles de post-sevrage (qui dataient de 1998 et 2000) : les nourrisseurs en inox, les caillebotis fil et béton et les séparations. Par contre, les radians électriques ont été délaissés au profit d'une chaudière, "ce qui entraîne un gain de temps". "Pour le moment, nous avons choisi l'électricité pour chauffer l'eau, mais l'évolution est possible vers le blé ou le bois comme combustibles. Nous y avions réfléchi, mais on manque encore de recul sur les énergies renouvelables". Au final, chaque place de post-sevrage n'a coûté que 128 euros (dont 120 euros de structure). Avec 200 porcs par salle, des économies d'échelles ont été réalisées. Les porcelets entrent en post-sevrage à 21 jours (6,5 kg) pour en ressortir à 70 jours (26 kg environ).
Les post-sevrages transformés en gestantes en liberté ont été équipés d'un caillebotis béton répondant aux normes. Les six salles sont divisées en trois salles avec chacune 4 groupes de 7 truies et trois salles contenant 4 groupes de 5 truies (soit 144 places en tout). La petite taille des salles associée à un plafond diffuseur permet de ne pas chauffer. Pour l'alimentation, la rallonge greffée sur le circuit soupe existant n'a pas été onéreuse. Le coût d'aménagement (caillebotis, auges, tuyaux, cases…) s'est limité à 212 euros par place.
Une ventilation classique
Pour les nouveaux engraissements, là encore, des économies d'échelle ont participé au faible coût par place : 277 euros (y compris le quai d'embarquement). Chaque salle offre 168 places. Une extension de la machine à soupe a également été réalisée. Et les producteurs ont fait le choix d'une ventilation classique représentant une économie de 32 euros par place par rapport à une ventilation centralisée (qu'il sera possible de mettre en place plus tard).
La ventilation se fait par plafond diffuseur recouvert de laine de verre. "Par rapport aux autres engraissements datant de 1991 à 2000, la nouvelle partie engraissement ne possède qu'un seul espace en comble, l'air circulant plus facilement". Au-dessus des auges, le choix du plastique permet de consacrer moins de temps au lavage. Dans l'élevage, le trempage, des postes fixes, des chaînes d'alimentation automatisées apportent aussi des gains de temps aux éleveurs.
Parallèlement à la construction du nouveau bâtiment, les agriculteurs ont mis en place une station de traitement complète avec centrifugeuse. Elle venait remplacer la station de traitement simplifiée qui datait de 2000. La lagune, le nouveau réacteur et le hangar à compost ont représenté un coût de 210 000 euros. La nouvelle conduite se met progressivement en place sur l'élevage, elle sera en vitesse de croisière au mois d'août prochain.
Agnès Cussonneau
Le Gaec des Mézerais en bref
- 6 associés - 5 UTH – Vincent et Chrystèle Lenoir, Didier et Véronique Chatton, Cyril Montier et Benoît Lenoir. Installés de 1994 à 2006. Age maxi : 37 ans.
- 310 truies naisseur engraisseur, 2400 places d'engraissement.
- Préfosses dans tout l'élevage.
- Alimentation en soupe en engraissement (4 repas), gestantes (1 repas d'eau, deux repas d'aliments) et verraterie – Alimentation en sec en maternité (doseurs et pipettes d'eau) et post-sevrage.
- Performances techniques : 2600 kg par truie présente et par an, 23,9 porcs produits par truie présente et par an, IC global de 2,8.
- Lait : 370 000 L de quota, 60 vaches laitières Normandes.
- SAU de 115 ha : 40 ha de blé et orge (semences de sélection), 35 ha de maïs (ensilage et grain), herbe.
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