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Entre la FNSEA, qu'elle juge "favorable à la baisse des prix et trop partisane d'une cogestion malheureuse", et la Confédération Paysanne, qu'elle estime "trop idéologique", la Coordination rurale dit s'avancer comme le syndicat "des paysans, à 100 % au service des paysans". Avec cette devises : "Servir et ne pas se servir".
Au-delà des critiques très virulentes à l'encontre de la majorité nationale actuelle, la Coordination Rurale axe son programme pour que "les agriculteurs vivent dignement de leur métier". Et Jean-Michel Favennec, chef de file dans le département, de dérouler les têtes de chapitre défendues par son syndicat nouvellement implanté dans le Finistère.
"Notre priorité première, c'est la défense des paysans". Comment ? "Par des prix rémunérateurs. C'est le credo de la CR depuis 15 ans, c'est-à-dire depuis la Pac de 92 qui, avec son cortège de baisse de prix, a été mise en place sous couvert de Luc Guyau".
"Rentrer en résistance"
Se qualifiant de syndicat de "résistance", la Coordination entre également en guerre contre la "CDOA, organe de copinage qui sert également à couvrir l'administration", estime J.M. Favennec, très critique à l'égard de la politique agricole nationale et départementale. "Aujourd'hui, on entend parler que de restructuration, d'adaptation qui doit être vécue comme un défi. Est-ce que les revenus sont meilleurs ? Et demain, on nous dira que les gros élevages d'aujourd'hui sont trop petits pour affronter l'avenir. Nous ne pouvons pas être d'accord avec ces objectifs anti-paysans".
L'adaptation des structures, la Coordination n'est pas contre. "Mais avec les mêmes contraintes pour tous les agriculteurs de l'Union européenne", martèle-t-on dans les rangs du syndicat. "Une de nos revendications est d'ailleurs que l'Europe revienne à ses principes fondateurs et que les questions vitales de l'agriculture soient confiées à la FAO et non à l'OMC. Et que l'UE revienne à une rationalisation : sait-on en effet que sur 1 euro versé par Bruxelles, seulement 25 ct reviennent au paysan ?".
Le syndicat veut également "remettre la Chambre au service des agriculteurs. Un service indépendant, qui doit servir de bouclier entre l'agriculteur et l'administration". Dans le prolongement, l'équipe de J.M. Favennec propose "de reprendre le dossier de l'environnement en main. À présent que ce dossier est résolu, nous souhaitons mettre en avant le rôle dépollueur de l'agriculture".
Adepte de "l'autonomie des agriculteurs, opposé à toute forme d'intégration, attaché à la liberté qui fait la richesse du métier d'agriculteur", le syndicat revendique enfin "plus de transparence dans la gestion de l'agriculture". Et de conclure : "Nous voulons donner des raisons d'espérer, car il y en a. Et notamment aux jeunes qui s'installent".
D. Le Du
Liste des candidats
"chefs d'exploitation"
Jean-Michel Favennec, Le Cloître-Pleyben ; Thierry Kerneis, Pont-de-Buis-les-Quimerc'h ; David Cochennec, Lannédern ; Michel Bourhis, Riec-sur-Belon ; Maryvonne Ségalen, Guipavas ; Hervé Guillerm, Kergloff ; Frédéric Martel, Quimper ; Pierre Corre, Saint-Urbain ; Jacques Hascoet, Leuhan ; Michel Gourlaouen, Guiler-sur-Goyen ; Bruno Demeuré, Le Cloître-Pleyben ; Jean-Jacques Guillou, Pont-de-Buis-les-Quimerc'h ; Catherine Faverie, Bannalec ; François Louarn, Milizac ; Jean-Luc Cornec, Plonéis ; Rémy Poupon, Spézet ; Ludovic Sergent, Beuzec-Cap-Sizun ; Marc Croissant, Landrévarzec ; Emmanuel Bernard, Châteauneuf-du-Faou ; Frédéric Le Floc'h, Elliant ; Marc Hubert, Briec ; Ronan Thomas, Plougonven (suppléant) ; Guy Laonet, Bannalec (suppléant).
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