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L'UDSEA est fin prête pour rentrer en campagne électorale. La liste est bouclée. Elle sera déposée prochainement par Joëlle Huon, l'actuelle présidente du syndicat. La tête de liste sera secondée par Yvon Pouliquen, éleveur laitier à Saint-Thégonnec.
"Deux tiers des candidats de la liste sont des nouveaux. Sur les 21 titulaires qui se présentent, 7 sont des femmes. C'est une liste qui présente beaucoup de diversité", décrit la présidente. En parallèle du collège des chefs d'exploitation, les retraités du syndicat présenteront également des candidats conduits par Raymond Hénaff, de Mahalon.
Sans dévoiler l'ensemble du programme, le syndicat reste fidèle à la ligne qui est sienne depuis ses débuts. "Nous trouvons que la majorité en place ne voit le salut de l'agriculture que par la disparition d'un certain nombre d'agriculteurs. Ce qui est un paradoxe dans un contexte où l'emploi est désigné comme enjeu national", souligne J. Huon, expliquant qu'elle ne voit pas "d'avenir de l'agriculture compatible avec la disparition des paysans".
Le credo du syndicat est "au contraire une agriculture nombreuse", rappelle Yvon Pouliquen. "Nous, nous parlons de potentiel humain pendant que d'autres se focalisent sur le potentiel de production", renchérit la présidente qui défend "des projets plus riches en valeur ajoutée".
Mesures concrètes pour l'installation
Le syndicat assure avoir "des mesures concrètes pour relancer l'installation et faciliter la transmission des exploitations. C'est la première condition pour une agriculture durable". Joël Tréglonou, membre de la liste, rappelle le chiffre de "200 jeunes qui sont à la recherche d'une assise foncière pour l'installation. Or, depuis 2001, le département a assisté à un décrochage du nombre d'installations plus fort que ses voisins bretons".
Le syndicat se veut également revendicatif sur la distribution des aides européennes. "Nous comptons nous appuyer sur nos partenaires politiques pour une révision de la Pac à mi-parcours", indique J. Huon qui parle aussi de la prise en compte de l'entretien de l'espace rural.
"Aujourd'hui, la répartition des aides crée des distorsions entre agriculteurs", s'élèvent les responsables du syndicat qui revendiquent "une aide à l'actif". Et de s'appuyer sur l'exemple de la production laitière : "Il y a des études bretonnes qui montrent que, quel que soit le quota, les aides représentent 95 à 100 % du revenu. Sachant que les petites exploitations font proportionnellement travailler une main-d'œuvre plus nombreuse".
Sur le volet des cultures énergétiques, l'UDSEA-Confédération paysanne se veut "réservée quant aux projets industriels". "Notre premier métier, c'est de nourrir la population. Et nous craignons une concurrence entre l'alimentaire et l'énergétique. De notre côté, nous préconisons plutôt aux paysans de tendre vers l'autonomie sur leur exploitation".
Didier Le Du
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